samedi 30 janvier 2010

Wifi et audio en streaming

Ce petit article n'a pas la prétention de couvrir tous les aspects d'un sujet aussi largen mais résume l'essentiel de ce qui est utile à l'audiophile à la recherche d'un mécanisme d'écoute sans fil.

De multiples sources d'ondes parcourent notre environnement à des fréquences souvent très élevées et par conséquent non audible. Parmi celles-ci les réseaux informatiques sans fil sont cantonnés principalement sur deux bandes de fréquences différentes selon leur débit : 2400 à 2485 GHz et 5725 à 5850 GHz.


Pour en savoir plus sur wifi, je vous conseille l'excellent article de commentcamarche.net.

Portée des ondes en wifi en fonction des types de réseaux :

Afin de prévoir le déploiement de votre réseau wifi audiophile, il faut prendre en compte les contraintes de distance théoriques en intérieur associées aux normes wifi, à savoir :

  • 802.11a : 54Mb/s maximum à 10 mètres
  • 802.11b:  11Mb/s maximum à 50 mètres
  • 802.11g:  54Mb/s maximum à 27 mètres
  • 802.11n: 300Mb/s (100Mb/s effectif) maximum à 100 mètres

(source apple)

Naturellement ces valeurs tombent rapidement lorsqu'il est nécessaire aux ondes de traverser des matériaux denses ou fortement métallisés...

Réglage du canal de réception :

Par exemple, dans le standard 802.11b, la bande de fréquence a été découpée en 14 canaux séparés de 5MHz, dont seuls les canaux 10 à 13 sont officiellement utilisables en France. Si deux points d'accès utilisant les mêmes canaux ont des zones d'émission qui se recoupent, des distorsions du signal risquent de perturber la transmission. Pour éviter toute interférence il est recommandé d'organiser la répartition des points d'accès et l'utilisation des canaux de telle manière à ne pas avoir deux points d'accès utilisant les mêmes canaux proches l'un de l'autre. Il en va de même pour 802.11g et 802.11n. Naturellement comme vous ne pouvez maitriser les bornes de vos voisins l'astuce consiste à faire une cartographie des bornes à proximité et choisir des canaux d'exploitations fixes différents.

Pour cela il est nécessaire d'effectuer une petite étude à l'aide d'un programme de zonage. Positionnez votre borne à l'endroit où vous souhaitez la laisser en permanence, puis déplacez vous avec votre ordinateur à l'endroit où va se trouver le récepteur de flux audio (borne AE par exemple).

Cartographier son réseau wifi :

Dans un premier temps, téléchargez et installez le logiciel Vistumbler sur votre ordinateur portable. Ce logiciel gratuit fonctionne correctement sur Windows Vista et Windows 7 également. Conservez toutes les options par défaut du logiciel sans chercher à rentrer dans les configurations avancées.

Une fois celui-ci installé, vous devriez avoir une icône supplémentaire sur votre bureau de ce type :


A chaque lancement le logiciel cherche ses mises à jour. Ne vous inquiétez pas car il est assez lent à s'ouvrir, soyez patient !

Une fois le logiciel ouvert, l'affichage se fait en anlgais, allez dans le menu Settings et sélectionnez l'option Set Language :


Sélectionnez French dans le menu déroulant, validez le bouton OK :


puis refermez le logiciel pour que vos changements soient pris en compte. Relancez VisTumbler :


Positionnez vous au plus près de l'endroit où votre borne de réception audio sera positionnée, puis cliquez maintenant sur  Lancer Scan pour démarrer l'analyse :


Le logiciel cherche tous les points d'accès à portée et va afficher leur débit, canal et le pourcentage de réception :


Identifiez votre borne dans la liste de la colonne SSID. Repérez le numéro du canal utilisé. S'il est utilisé par d'autres bornes (celles de vos voisins notamment), utilisez le logiciel d'administration de votre borne pour  changer de canal. La majorité des bornes par défaut sont réglées sur le canal 11 ou en Automatique.

Cliquez sur la ligne de votre borne, puis cliquez sur Graphique2 et observez dans le temps le niveau du signal. Je vous conseille de laisser le logiciel en action pendant 10 bonnes minutes pour avoir une estimation statistique correcte et bien voir si la courbe est à peu près rectiligne ou que des grosses fluctuations se produisent :


Sur l'exemple précédent, on distingue plusieurs informations. 40 bornes sont diffusées sur le réseau à proximité (!), 15 bornes sont activées et transmettent des signaux captables, c'est déjà beaucoup ! Notre borne montre un signal moyen de l'ordre de 60-65%. C'est à dire que l'on est loin d'avoir une bande passante effective de 54Mb/s mais plutôt d'environ 35Mb/s.


Quantifier la bande passante :

Ce paramètre pris en compte, penchons nous sur le débit nécessaire pour un flux audio stéréo modulé à 44.1KHz en 16 bits, soit 1441Kb/s = 1,4Mb/s. Naturellement, ce chiffre augmente du fait des éléments du protocole de transmission et de contrôle de flux.

Les protocoles de compression de la musique sans perte permettent d'optimiser le stockage de l'ordre de 40-50% selon l'algorithmique utilisée. Dans le cas par exemple d'un flux audio ALAC (Apple Lossless Audio Codec), l'économie en terme de débit permet d'envisager une bande passante utile maximale de l'ordre de 0,8Mb/s.

Afin de vérifier ces éléments, quelques mesures ont été effectuées à l'aide de wireshark. Un morceau choisi pour son taux de compression de 40% affiché a été joué 5 fois de suite et une capture du flux effectué pendant les 2 premières minutes après repérage de la commande RAOP de démarrage.
En premier lieu on observe que l'ensemble de la communication est cryptée au niveau des données RTP et par conséquent génère un surplus de paquets par rapport à une transmission brute. Il a été impossible de déterminer si des paquets n'avaient pas été reçus du fait qu'il s'agit d'une transmission sur UDP sans confirmation de réception et du fait qu'il n'existe pas de logiciel client simulant une borne Apple Express.
En second lieu, après calcul des octets transmis on obtient par exemple ces éléments :

Type Paquets/s Bits/s Kbits/s
UDP/RTP 131,0 1135810,4 1109,2
TCP/RAOP 0,3 417,5 0,4

On constate qu'un ficher compressé à 40% montre un débit effectif une fois encapsulé sur RTP encrypté AES de l'ordre de la taille initiale du fichier, soit 1,1Mb/s. Le flux de contrôle consomme quant à lui une faible bande passante qui indique à coup sûr vu le nombre de paquets transmis (environ 15 par mn) qu'aucun contrôle de flux effectif n'est en place.

Transmettre la musique sans fil :

Contrairement aux idées reçues, les données utiles sont envoyées en utilisant la grande majorité du temps le protocole RTP sur UDP qui n'est pas sécurisé. Les transmissions peuvent donc être affectées par des pertes de données qui se traduisent par des conséquences diverses audibles ou  non. Par exemple la borne Apple gère des flux RAOP pour la signalisation sécurisés sur TCP et RTP/AVP sur UDP sans sécurisation de transfert, il en va de même pour Real Audio L'émetteur escompte une vitesse et une justesse de transmission sans faille.

En reproduction de flux audio comme en vidéo, d'autres éléments complémentaires rentrent en compte. Le délai de codage et la latence due à la propagation des données sur le réseau. Pour gérer les fluctuations le récepteur doit intégrer un mécanisme de tampon local. Le tampon permet une meilleur maitrise de la latence génératrice de gigue (jitter).

L'exemple suivant montre les fluctuations pouvant être observé sur un réseau wifi en matière de retard et d'acquittement juste au niveau de la couche de transport IP :


On observe que le temps d'acheminement moyen de 5ms monte par moment à plus de 200ms. Pour permettre une gestion efficace de ces aléas il convient de régler si possible sur le récepteur un tampon de taille suffisante pour stocker environ 250ms d'échantillons en retard et limiter les dégâts.

Notez que les temps de latence acceptables en transmission sont généralement :

- entre 0 et 150ms : pour une conversation normale
- entre 150 et 300ms : pour la voix mais pas pour la musique
- entre 300 et 700ms : applications audios temps réel impossibles
- au delà : la communication n'est plus envisageable même à bas débit

Le retard observé ci-dessus est à priori complètement dû à la charge réseau instantanée à un moment T, sans rien faire les périphériques dialoguent entre eux... Il conviendra donc de tester cette même information lors de l'utilisation normale de la télécommande wifi par exemple pour contrôler si le fait de gérer l'émetteur ne génère pas de retard excessif qui pourrait se traduire par une dégradation audible.

Au niveau du récepteur, la variation du délai de transmission provoque de la gigue, une file d'attente est en principe gérée à cet effet. Cependant, si la tolérance de gestion est dépassée, il y a perte d'infomation.
A titre d'information, on considère en téléphonie numérique que la tolérance est de +- 125µs. En Audio la tolérance est bien moindre. Le tampon intercalé avant la reproduction du signal en réception permet d'éliminer théoriquement la gigue mais accroit le délai de reproduction ou de transmission s'il s'agit d'un élément intermédiaire.
Les pertes se traduisent souvent par des blancs plus ou moins audibles sous forme de silence ou de plocs.

A titre d'exemple le protocole Real Audio utilise un tampon de 240ms divisé en 12 blocs de 20ms.

Conclusion :

La transmission de flux audio est complexe et nécessite la mise en place de mécanismes de contrôle de flux élaborés pour faire face aux codages/décodages, latence de traitement, retard de paquets et plus généralement gigue introduite par chaque composant de la chaine. De plus, la transmission sans fil introduit un médium de transmission imparfait dont la fiabilité n'est pas à la hauteur des protocoles de transmission existant.
Il en va de même par exemple en transmission wifi téléphonique où le protocole n'est pas du tout prévu à l'origine pour un déplacement du téléphone de borne en borne. Les ingénieurs doivent donc faire preuve d'une grande ingéniosité dans la mise au point des émetteurs et récepteurs pour gérer un flux audio en streaming et assurer une qualité quasi parfaite.

Cet article vous aura j'espère un peu éclairé sur les mécanismes de base entrant en jeu.

Veillez donc à isoler votre borne sur un canal séparé de ceux de vos voisins, évitez au maximum les couches logicielles bavardes sur votre réseau sans fil comme l'explorateur d'ordinateur ou le partage de fichiers et d'imprimante, privilégiez des positions pour la borne où le niveau de réception est bon, voir excellent pour écarter les pertes de son lorsque le retard est trop important.
Enfin servez-vous d'outil très simple comme la commande ping pour tester la stabilité de réception et le retard engendré en moyenne par votre réseau wifi.

vendredi 29 janvier 2010

Lecteur de CD Atoll CD200

Atoll Electronique est une dynamique société française produisant nombre d'électroniques à un rythme relativement soutenu ces dernières années.

Fort apprécié de nombreux audiophiles du fait de la performance de ses produits qui reste à un prix relativement abordable pour tous, la famille Musiq s'est laissée tentée par une configuration "d'appoint" constituée d'un ensemble d'électronique complet de la marque. Utilisateur d'un des deux ou trois premiers modèles de lecteur CD de la série 200, nous pensons avons maintenant le recul suffisant pour apporter un commentaire sur cet élément.

Le lecteur de CD 200 est construit selon la même méthode que nombre de produits Atoll, à savoir une coque métallique en acier 1,5mm relativement légère à mon goût assorti d'une façade plus cossue en alluminium brossé de 8mm.


Les connecteur à l'arrière de l'appareil sont dorés pour limiter l'oxydation. Le système tourne depuis l'origine à l'aide de câbles Supra EFF-ISL relié à un préampli Atoll PR200.


La mécanique à priori d'origine Philips sur le modèle testé se révèle peu véloce, le temps de prise en compte d'un CD est assez long et le tiroir est particulièrement fragile. Le changement de mécanique sur les nouveaux modèles sera probablement appréciable à ce titre.

Passons sur les détails relatif à l'alimentation séparée en deux sections fort soigné, car au final ce qui compte c'est le son et rien que le son...

L'écoute :


Doit-on parler de rodage avec ce produit ? Et bien j'ai quelque doutes car au long de ces mois d'utilisation je n'ai pas eu le sentiment d'un quelconque delta important. Peut être quelques nuances, mais réellement mineures. C'est à priori un bon point puisque l'on peut profiter dès le premier instant d'une prestation somme toute excellente dans l'ensemble.

Comme toutes les électroniques Atoll, le ton est donné par une sonorité très claire, relativement sèche qui s'atténue légèrement après environ une demi heure de chauffe. La signature sonore est ici évidente par une légère impression de dureté sur le haut du spectre que l'on retrouve d'ailleurs uniformément sur le reste des électroniques que nous avons testé. Nul doute que la nervosité de l'appareil allié à sa relative aseptisation en fait un élément sonnant typiquement à la française. Excellent élève d'une école de reproduction du son typée, racé, il enchantera sur ce point les amateurs de classique souhaitant se concentrer sur le détourage des instruments. Cela, peut être au détriment de la musique, qui recèle tout de même plus d'informations exploitables dans le bas et l'extrême bas du spectre dans les conditions du réel d'une salle imparfaite.
Les timbres sont justes toujours dans le style ciblé, les instruments correctement placés et la scène sonore très uniforme pour peu que le matériel associé se  porte à une excellente reproduction. A l'usage nous avons un avis plutôt mitigé sur la régularité de la profondeur et largeur de scène sonore proposée, puisque celle-ci varie étrangement d'un disque à l'autre, comme si l'électronique n'avait pas une capacité de traitement uniforme selon les parties du disque ou plus de difficulté sur certaines plages. Par moment on saisit la profondeur d'un piano placé de 3/4 puis l'impression disparait quelques mesures plus tard ... étrange et déroutant, mais en rien rédhibitoire !
Le Jazz est également agréable réaliste, toujours dans ce ton clair et sec qui à mon sens convient peu pour les prestations vocales alors un peu trop détourées et peu langoureuses. Les instruments restent cependant bien en place, c'est une qualité que l'on peut indéniablement lui reconnaitre.
Sur la musique moderne, rock, pop, notre avis est plus mitigé, les timbres n'y sont pas avec une légère clarté et quasi brillance qui ne sont pas du meilleur goût face à riff de guitare ou une ligne de basse. Là encore, ce sera question de goût, mais pour l'écoute de ce style de musique, certains lecteurs tels que Rega et Naim proposés dans les mêmes prix proposent des prestations nettement plus musicales et disons "foot taping".

A titre de conclusion, nous avons trouvé ce lecteur assez performant, mais cependant nous trouvons qu'au niveau de prix auquel il est proposé il est possible de trouver des éléments plus musicaux et disons plus équilibrés et neutres. La légère clarté qui accompagne tout type de morceaux est par moment frustrante je trouve. J'ai par conséquent assez de mal à recommander sans compromis sont utilisation, il convient réellement d'écouter et d'apprécier la combinaison de l'ensemble.

mardi 26 janvier 2010

Les Fusibles audiophiles

Voilà un sujet à controverse qui fait couler de l'encre... Le fusible audiophile, mais qu'est ce que c'est?

au même titre que l'alimentation du lecteur se soigne, certaines écoles défendent que le petit fusible entrée de gamme introduit dans la chaine de traitement secteur crée un nouveau goulot d'étranglement pour le courant du fait de sa structure peu conductrice par nature.

Certains constructeurs ont travaillés sur la mise au point de fusibles en matières "nobles" ou tout du moins mis au point pour apporter un maximum de conductivité de par leurs composants. En général constitués d'argent, d'or ou même de Rhodium ou Palladium, ces fusibles apportent-ils un bonus quelconque ?

Pour le savoir, j'ai comparé deux marques proposant des technologies différentes :

Hifi-Tuning.com



  • Le conducteur principal est constitué d'argent pur dont chacun connaît les qualités électriques. 
  • Le corps du fusible fait appel à la céramique, plus isolant électriquement que le verre habituellement utilisé dans un fusible mais aussi plus rigide et moins sensible aux vibrations.
  • Les capuchons situés aux extrémités sont en Argent pur plaqué Or 24K
  • L'ensemble du fusible suit un procédé de cryogénisation appliqué à - 200 C°

Padis/Furutech




  • Le conducteur principal est constitué d'argent pur dont chacun connaît les qualités électriques. 
  • Le corps du fusible fait appel à la céramique, plus isolant électriquement que le verre habituellement utilisé dans un fusible mais aussi plus rigide et moins sensible aux vibrations.
  • Les capuchons situés aux extrémités sont en Argent pur plaqué Rhodium traité antimagnétique par le procédé alpha
  • L'ensemble du fusible suit un procédé de cryogénisation breveté Furutech
Une étude technique (en annexe à l'article) montre les informations suivantes :

Résistance en régime continu à 3A :
  • Hifi Tuning 5x20 3.15A : 17.032 MOhms
  • Padis 5x20 3.15A : 38.862 MOhms
  • Fusible 5x20 verre à spirale 1A :  116.728 MOhms
 Baisse de voltage à 1A à 50Hz en courant alternatif

  • Hifi Tuning 5x20 3.15A : 20.604 mV
  • Padis 5x20 3.15A : 32.630 mV
  • Fusible 5x20 verre à spirale 1A : 144.541 mV
D'autre part la résistance change suivant le sens d'utilisation comme le montre l'étude en question. Ce qui permet de mettre en évidence l'importance du sens de fabrication du fil conducteur censé fondre. Cette variation ne dépasse pas 5%, c'est à dire une valeur minime, mais tout de même présente.

La conductivité semble également bien meilleure dans les fusibles audiophiles que dans les fusibles du commerce d'après les mesures. Les mesures montrent également que le comportement des fusibles n'est pas égal en régime continu ou alternatif. Le fusible hifi-tuning semble donner de meilleurs résultats que le Padis dans ce dernier cas, tout du moins sur le papier. On constate d'autre part que le fusible standard est plus sensible d'un facteur de 20 aux variations de courants dues aux interférences.

Un test évalue ensuite le comportement aux fluctuations du courant. Alors qu'une tolérance de 3% est acceptable sur une ligne électrique, les fusibles sont mesurés à 0,25%, l'excédent étant diffusé sous forme de chaleur sans conséquences vu la quantité.

On découvre ensuite que en face d'une mesure de impédance vectorielle en charge, l'intensité, la capacitance et l'inductance variant en fonction de la fréquence, les mesures montrent également que les fusibles audiophiles montrent des chiffres plus performants sur le papier.

En dernier lieu, le niveau de bruit généré par le fusible lui même est mesuré :


  • Hifi Tuning 5x20 3.15A : 0.5dB/0,1A,  0.20µV
  • Padis 5x20 3.15A : 0.9dB/0,1A,  1.16µV
  • Fusible 5x20 verre à spirale 1A : 1.7dB/0,1A, 1.04µV
Sur cette dernière mesure le bruit généré n'est pas énorme, mais comme il s'agit de mesures en régime continu, il n'est pas certain que cette mesure puisse être réellement prise en compte sur une alimentation en régime alternatif.

Une premiere conclusion est que ces fabrications offrent donc d'un point de vue du courant une meilleure conductivité et comportement aux variations d'intensité dues aux interférences. C'est un bon point qui milite déjà en faveur d'une installation et d'un test en grandeur nature ...

L'écoute :

écouter des fusible s'avère être une opération délicate car on ne peut juger facilement d'une différence si elle ne frappe pas distinctement. Notamment du fait du temps nécessaire pour faire l'échange du fait qu'il faille éteindre le matériel et du temps pour le remettre en route.

fort heureusement, l'amplificateur intégré servant au test (Vecteur I6.2) est muni d'un tiroir externe amovible et l"opération se fait en quelques secondes.

La mise en place commence par le fusible hifi tuning, impressionné par les mesures, je passe directement au meilleur des 2 sur le papier.

L'écoute se fait immédiatement différente, mais pas autant que l'on pourrait s'y attendre au vue des multiplicateurs affichés entre le fusible standard en verre et celui-ci. L'ensemble du spectre gagne légèrement en clarté à fortiori, on a l'impression de monter l'ensemble de la reproduction d'un tout petit cran  en ce qui concerne la lisibilité. La scène sonore n'est par contre pas modifiée à mon oreille. Le phénomène est d'autant plus flagrant que l'on augmente en puissance, donc petits Watts, s'abstenir. Le résultat est donc là mais décevant sur cet appareil.

Afin de bien s'habituer au son, je conserve donc le fusible pendant quelques mois. Puis je commande le second et effectue l'échange. La mise en place du Padis est effectué, vu ses performances papier je ne m'attend pas à beaucoup mieux, mais il faut essayer.

Inutile de tendre l'oreille pour se rendre compte que ce que l'on peut observer au niveau des prises Shuko se traduit également sur le fusible. Le gain en transparence est là, les instruments timbrent au plus juste, le détourage est naturel et la musique semble plus fluide en général. Le spectre s'est amplifié également, les infragraves sont bien plus nets et présents qu'auparavant. La puissance et la dynamique s'expriment d'une manière plus complète.

A priori le mélange Padis ne s'explique pas qu'à coup de mesures simples mais le résultat est bien présent et effectif.

En conclusion je dirai que je l'on peut considérer l'apport du fusible doré hifi-tuning comme un bénéfice sur la section d'amplification disons de l'ordre de 1 à 2% (donc audible mais faible) alors que l'adjonction du fusible Padis m'a semblé réellement constituer un saut plus important de l'ordre disons de 7 à 8%. Cela fait donc en toute logique de 8 à 10% par rapport à une alimentation standard. Pour un investissement de 30€, voilà un achat qui me semble fort intéressant car ces 10% sont réellement des pourcentages qualitatifs.

Lien vers l'étude technique sur les différents fusibles audiophiles (PDF) : lien

dimanche 24 janvier 2010

Comment compléter iTunes sur Windows

Le Logiciel iTunes d'Apple est déjà de lui même relativement complet.

Sur plate-forme Apple Mac, il peut être étendu en utilisant un jeu de scripts, à ce titre je vous invite à regarder la collection disponible sur le site de Doug Adams qui compte plus de 460 scripts à ce jour.

Sur plate-forme PC Windows, l'Apple script n'étant pas disponible, Apple met à disposition pour les développeurs un SDK à base d'objet COM. L'objet COM est installé avec iTunes automatiquement et ne nécessite pas pour interagir avec le logiciel d'installation complémentaire.

Les créations sont naturellement moins nombreuses sur Windows mais sont en principe tout de même portable d'un système Microsoft à l'autre.

Voici par exemple une petite collection de scripts : http://www.maximized.com/freeware/scriptsforitunes/default.asp offrant la possibilité de lancer différentes fonctions relatives à la lecture et au contrôle du volume.

Ici, l'auteur propose une collection de script JavaScript pour faciliter la gestion des listes de lectures, notamment un script permettant de mettre à jour les informations de iTunes après avoir changé celles des fichiers directement à l'aide de MP3Tag par exemple : script.

Enfin, le site proposé par Robert Jacobson est également riche en possibilités et propose des versions packagées sous forme d'exécutables ou perl pour les plus bidouilleurs d'entre vous.

Outre les scripts, il existe également de nombreux plugins. Je vous propose de visiter par exemple PlugInsWorld.Com qui recèle une collection impressionnante d'extensions pour Mac et pour Windows. Par exemple, CoverVersion propose de changer lors de la lecture des pistes l'affichage en afficheur multimédia enrichi d'images de l'album, paroles et informations sur la piste. Ou encore si vous avez l'âme d'un commentateur radio, SpotDJ affiche les interview et commentaires sur les artistes à la lecture des pistes.

A titre d'exemple nous allons instaler l'excellent plug-in CoverVersion :


Ouvrez l'explorateur sur le répertoire iTunes de votre ordinateur, vous constaterez par défaut que le répertoire des plug-ins n'existe pas, cliquez droit sur le contenu du répertoire pour faire apparaitre le menu contextuel et créez un nouveau répertoire :



celui-ci apparait :



Changez le nom en Plug-Ins puis validez :



Faites ensuite glisser la DLL de votre téléchargement vers ce répertoire :



Fermez l'explorateur et iTunes s'il était ouvert, puis lancez iTunes. Ouvrez le menu Présenation, sélectionnez le sous menu Animations puis sélectionnez Cover Version :



Vous pouvez ensuite ajuster les options en rouvrant ce menu puis en cliquant sur Options... L'onglet Cover permet de régler la manière dont la pochette va être affichée. Plusieurs effets sont disponibles dans le menu déroulant. Cliquez sur Show pour afficher la pochette ou sur Off pour ne pas l'afficher :






L'onglet Track permet de régler la police de caractère et la couleur des informations sur la piste lue. Cliquez sur Show pour afficher les informations sur la piste ou sur Off pour ne pas les afficher :





L'onglet Lyrics permet de régler l'affichage des paroles et leur couleur sur la piste lue. Cliquez sur Show pour afficher les paroles sur la piste ou sur Off pour ne pas les afficher :




Le dernier onglet permet de régler la résolution de l'écran utilisée qui doit être en accord avec votre ordinateur  :



Fermez ensuite la fenêtre de réglage en cliquant sur la croix rouge, puis utilisez soit le raccourci clavier CTRL+T, soit la commande Afficher les animations du menu Présentation iTunes :



A la lecture d'une piste, l'écran iTunes est remplacé par vos réglages. Vous pouvez à tout moment utiliser la combinaison de touches CTRL+T pour revenir au mode normal.


vendredi 22 janvier 2010

Bit perfect or not?

Voici un petit test effectué simplement :

Un CD en bon état est extrait à l'aide de dbPoweramp puis de iTunes en mode correction d'erreur décoché, puis coché. 2 pistes sont choisies, une pour être au milieu du CD et la seconde à la fin.

Les fichiers résultants sont comparés. Afin de s'assurer que l'on utilise uniquement les modes de recouvrement d'erreur l'accès à AccurateRip est coupé. De ce fait seul le logiciel donne son avis sur la qualité de l'extraction :

dbPowerAmp fait 2 passes puis 3 passes (ultra secure mode) sur les deux pistes. La vitesse moyenne reste à x9
et dure environ 6 minutes :



avec iTunes, sans cocher la correction d'erreur la lecture se fait à vitesse moyenne de x9,5 en environ 1,5 minutes.

avec iTunes, en cochant la correction d'erreur la lecture se fait à vitesse moyenne de x7,8 en environ 2,5 minutes.

Après cette opération nous disposons donc de 2 groupes de 3 fichiers.



L'ensemble est ensuite entièrement converti en fichiers WAV :



Les fichiers résultant doivent en principe être les même au niveau des données audio par groupe s'ils sont tous bit perfect. En complément, j'utilise le logiciel MP3TAG pour supprimer les TAGS avant conversion et comparer dans l'absolu la taille des fichiers. Déjà, celle-ci est différente...

Pour vérifier le contenu, j'ai utilisé une petite application développée sur le pouce et comme je n'ai rien à cacher, voici le source. Le calcul du CRC32 est effectué uniquement sur la partie data pour éviter les variations d'entête qui sont possibles entre itunes et dbPowerAmp (c'est d'ailleurs le cas).

Voici les résultats trouvés :

plage 6
Taille
CRC32
dbpoweramp
50132880
F4AF967
itunes sans correction
50132880
6B40D7E
itunes avec correction
50132880
6B40D7E

plage 11
Taille
CRC32
dbpoweramp
51250080
D646DC6D
itunes sans correction
51250080
193F10F8
itunes avec correction
51250080
193F10F8

Les informations d'entête étaient bien identique dans les deux cas,

0 ChunkID: 
4 ChunkSize:
8 Format:  
12 SubChunk1ID:
16 SubChunk1Size:  
20 Format: 
22 Channels:
24 SampleRate:
28 ByteRate:
32 BlockAlign:
34 BitsPerSample:  
RIFF
50135014
WAVE
fmt
16
1 (PCM)
2
44100
176400
4
16

La taille de la zone de données était bien identique, par contre la méthode d'extraction des deux logiciels n'a pas donné le même résultat car le CRC32 est différent ! Donc le contenu est différent, d'ailleurs en utilisant le fichier VB on détermine qu'environ 27000 octets sont semblables puis après il y a une différence... Pour aller plus finement dans la comparaison il faudrait pouvoir comparer les échantillons 1 à 1 et voir où se trouvent les décalages exactement.

Cette petite démonstration très simple a donc servi à prouver que les soit disant extractions bit perfect d'un logiciel à l'autre donne des résultats sans doute très proche au niveau audition mais que le résultat extrait semble tout de même pouvoir varier. Alors, lequel des 2 est bit perfect? ...

Seconde expérience :

pour en avoir le coeur net, j'active AccurateRip et je retente la même opération avec un CD différent :



La plage est donc valide et en accord avec ce qu'on trouvé 27 autres personnes sur le même disque ...

plage 2
Taille
CRC32
dbpoweramp
27419616
4124C6B
itunes sans correction
27419616
E2905D11
itunes avec correction
27419616
E2905D11

là encore on constate que le résultat n'est pas identique ...

Comment trancher ?

Pour trancher sur le fait que iTunes délivre ou non un résultat correct, il est souhaitable d'utiliser un tiers et donc EAC me semble tout indiqué. En complément, à la demande d'une autre personne, j'ai ajouté JRiver Media Center à la liste de test et déroulé le même protocole.

Une fois la piste extraite au format WAV pour éviter l'ajout de TAG, aucune erreur n'est détectée, le CRC est 64FB6E88 et la copie déclarée bonne, AccurateRip état correctement détecté. Au passage on remarque que le CRC n'est pas calculé de la même manière que dbPowerAmp...

Un passage par le logiciel VB permet d'éditer les éléments suivants :

plage 2
Taille
CRC32
EAC
27419616
4124C6B

plage 2
Taille
CRC32
JRIVER Media Center
27419616
E2905D11

Récapitulons :

dbPowerAmp et EAC ont trouvés tout deux la même plage encodée identiquement et composée des mêmes données.

iTunes 9 et JRiver MediaCenter ont trouvé dans les deux cas avec ou sans correction d'erreur rigoureusement les mêmes données à chaque fois et également différents à chaque fois de dbPowerAmp.

Ma conclusion sur le sujet sera donc que iTunes ne semble pas extraire de données correctement à tous les coups et de plus ne détecte pas les gaps ou les corrections C2 comme peut le faire un logiciel plus sophistiqué à ce niveau.

Je vous laisse en tirer vos propres conclusions !

Addendum:

L'environnement de test est constitué de :

- 1 portable (Core 2 Duo/2Go RAM, lecteur/graveur de DVD, disque SATA 3Go/s  320Go)
- 1 PC de bureau (Quad Core 8500, 4 Go RAM, lecteur de CD x52, disque 500Go en RAID 1)
- 1 PC de bureau (Core 2 Duo 2,3GHz, 2 Go RAM, lecteur/graveur de DVD, disque SATA II 400Go)
- Logiciel dbpoweramp R13.1
- Logiciel EAC 0.99 Beta 5
- Logiciel iTunes R9.0.2.25
- Logiciel JRiver Media Center 1.4

Le protocole a été déroulé 3 fois sur chaque plate-forme informatique et les mêmes résultats ont été obtenus.

mercredi 20 janvier 2010

dbPoweramp, quelques options avancées utiles

L'utilisation de dbPowerAmp pour l'extraction de CD peut être complétée par l'utilisation de traitements audio à la volée avant compression. Les possibilités sont nombreuses, il est même possible d'extraire très simplement quelques secondes pour créer des "samplers" ou poster des extraits sur un site web.

Les pistes sont lues, puis traitées par des DSPs. avant d'être compressées. Pour programmer un ou plusieurs DSP, il suffit de se rendre dans l'onglet en bas de la fenêtre principale du logiciel :




Cochez l'onget DSP, puis cliquez sur le bouton Add DSP/Action :



Un menu déroulant présente les actions/DSPs disponibles.

Pour supprimer un DSP :

Cliquez droit sur le DSP à supprimer



Sélectionnez Remove Selected, le DSP est enlevé de la liste.

Décoder les HDCD:



dbPowerAmp dispose de la logique permettant d'extraire les informations spécifiques encodées du format HDCD. Ces informations portent l'image sur 20 bits au lieu de 16, à des fins de compatibilité avec les encodeurs, le fichier résultant sera donc encodé en 24 bits et 44.1KHz.

Replay Gain :




Replay Gain est un mécanisme utilisé par les lecteurs permettant de reproduire les pistes audio à un niveau de son harmonieux si les niveaux d'enregistrement sont variables d'une miste/disque à l'autre. Le mécanisme de normalisation du son n'étant pas audiophile puisqu'il modifie le contenu du fichier son, celui-ci est à proscrire. Replay Gain offre la possibilité de laisser la piste son tel quel et d'enregistrer les informations de normalisation sous forme de TAG ID3. Le lecteur audiophile pourra ignorer ces éléments qui pourront être utilisé à la demande par exemple pour créer une playlist d'ambiance n'ayant pas de contrainte d'écoute audiophile mais devant être jouée à niveau de son constant.

Suppression automatique des pistes vides et détection des pistes cachées :

Certain disques possèdent des pistes cachées derrière des plages de silences de plusieurs minutes. Ce DSP détecte ces pistes sans son, les suppriment pour permettre la mise en évidence des pistes cachées derrière.



Laissez les options par défaut de détection qui semblent fonctionner correctement :



Cette option fonctionne en duo avec la suppression des pistes vides :




Je conseille donc d'activer les 2 ensemble en réglant exactement les mêmes options que pour l'option précédente.

mardi 19 janvier 2010

Comment régler iTunes pour lire des fichiers audiophiles

Apple iTunes est un des logiciels privilégiés pour lire des plages de musique sans pertes à partir de fichiers compressés ou non. La procédure présentée est basée sur la version 9.0.2.25 10.5.2 sur Windows 7 x64 et peut être transposée aisément sur les autres plate-formes.

Afin d'obtenir une restitution audiophile "bit perfect" ou "bit true" de la part du lecteur, il est recommandé de régler les option suivantes :

Dans le menu Edition, cliquez sur Préférences.... Sélectionnez l'onglet Lecture :


Déselectionnez les trois  options d'amélioration du son puis validez.

Notons que Quicktime n'est plus utilisé pour la lecture audio dans iTunes et qu'aucun réglage ne permet de sélectionner le périphérique de sortie ni la stratégie de lecture (via mixeur ou directe)

Ouvrez maintenant le lecteur Quicktime, sélectionnez le menu Edition, puis Préférences... et enfin Préférences QuickTime... :



Sélectionnez l'onglet Audio, puis réglez les options suivantes :
  •  session audio windows : cette option correspond à l'utilisation de Quicktime directe des périphériques son à travers l'interface WASAPI sur Vista.
  • Fréquence : 44.1KHz , correspond à l'échantillonnage CD standard
  • Taille : 16 bits correspond à la longeur de chaque donnée standard CD.


Validez, votre lecteur est prêt à reproduire la musique sans pertes.

lundi 18 janvier 2010

Câble de modulation 47 Laboratory OTC 4708 'Stratos'

47 Laboratory est une entreprise Japonaise à la philosophie toute particulière. L'ensemble de leurs créations audiophiles reposent sur le minimalisme, à savoir la limitation au maximum de l'utilisation de combinaisons de matières et de composants.

Naturellement, vu la construction minimaliste de leurs créations, celles-ci soulèvent émotion de la part d'une partie du monde audiophile et moult commentaires sur la piètre qualité apparente de certains de leurs appareils.

Mais qu'en est-il en réalité de l'esthétique sonore résultante, car au final, seul cet élément nous intéresse ?

Aujourd'hui j'examine en détail les câbles dit "Stratos" (OTC 4708), entrée de gamme chez 47 Laboratory. Ce câble en cuivre désoxygéné existe en deux sections, 0,4 mm et 0,6 mm toutes deux d'un diamètre inférieur à celui nécessaire pour annuler l'effet de peau sur un conducteur. Mono conducteur, l'ensemble des effets induits par la proximité de plusieurs conducteurs est donc annulée.
L'entreprise reste d'autre part discrète sur la qualité du cuivre, son tréfilage et également la fine pellicule transparente qui semble le recouvrir.

Une gaine d'un bleu translucide au diamètre généreux en comparaison avec la taille du conducteur recouvre l'âme unique. Aucun blindage n'est utilisé, en conséquence il faudra être tout de même prudent quant à l'environnement d'utilisation sous peine de récolter parasites et bruit de fond inconsidérés. Le composant plastique est fait d'une matière dont le constructeur ne souhaite pas communiquer la nature exacte, celle-ci participe activement à la qualité de restitution et sera donc gardée confidentielle pour le moment. Ce qui est certain après vérification auprès du constructeur c'est que ce n'est pas du  polytétrafluoroéthylène (PTFE), élément qui se confirme par la faible résistance à la chaleur observée par les internautes et également un des revendeurs.

Comme vous l'avez compris, on utilise deux longueurs du même conducteur que l'on torsade légèrement entre elles à la fois pour relier les points chauds et froids. A ce titre vu que le blindage est inexistant, au cas où du bruit serait capté, il est également possible de ne relier les points froids que d'un câble de modulation sur les 2
 pour éviter les retours de boucle de masses notamment. A titre personnel, je conseille vivement de câbler les deux brins et de les torsader pour une meilleure efficacité du transport et de l'isolation.

Au dires d'un du revendeur que j'ai contacté, on peut utiliser indifféremment les deux types de sections, leurs propriétés acoustiques sont extrêmement proche pour ne pas dire inaudible. En raison de la finesse de l'âme, il est donc plutôt conseillé de fabriquer des câbles en 0,6 mm qui cassera moins facilement. C'est à ce propos le point faible de ce câble, sa fragilité (toute relative car cela fait maintenant plus de 6 mois que je l'utilise, branche, débranche et le transporte sans problèmes)

L'écoute

D'emblée on est frappé par la qualité des timbres en général où ce simple fil de cuivre de faible section réussit à délivrer une musique déliée et fluide sans crispations.
Le son délivré est réellement de l'ordre des meilleures restitution que j'ai entendu dans cette gamme de prix et pas du tout du même ordre que celui des câbles d'entrée de gamme comme QED.
L'image stéréo est très bonne et équilibrée sans être exceptionnelle comme sur certains modèles plus haut de gamme, la scène sonore légèrement mise en avant mais de manière uniforme, ne nuit pas particulièrement à l'écoute.
La largeur et la profondeur de restitution sont suffisamment généreuses pour convaincre également.
Les timbres sont magnifiques sur les voix et les cuivres. La reproduction des cordes manque par moment de la point de réalité qui a frappé d'emblée, tout comme pour certains instruments à vent comme clarinette et flute manquant un peu de corps par exemple.
Les grandes formations sont assez convaincants dans l'ensemble. La reproduction est assez riche en détail sans égaler en matière de micro-détails certains concurrents de sa gamme qui font référence dans ce domaine, mais le tout sans générer de réelle gêne.
L'écoute à la longue n'est pas du tout fatigante en proposant au final une restitution assez posée et très transparente.

Enfin, ce câble se marie relativement bien je pense avec les différentes marques d'électroniques en général. Du fait de son caractère apaisé, au final il se laisse facilement oublier.

Note: Le câble OTC 4708 s'utilise à la fois pour les câbles de modulation et les hauts parleurs. Je n'ai pas encore testé ces derniers sur enceintes.

Entretien des câbles

En raison de la faible protection offerte au fil de cuivre au niveau des contacts, il est recommandé par le constructeur de nettoyer régulièrement les extrémités à l'aide de bombe contact si l'on utilise les prises plastique fournies ou le câble à nu.

Le site du constructeur : Le site
Le lien vers les câbles : Les câbles
Distribution sur la France par TecsArt : Les adresses, mon conseil : Contactez Eurodio

dimanche 17 janvier 2010

Câble Haut Parleur Genesis Silver Spiral

Résolument positionné comme très haut de gamme chez QED depuis 1999 le célèbre constructeur britanique d'accessoires en audio et video, il trône depuis plusieurs années en haut de la pyramide d'une gamme en constante évolution mais sans grande révolution.

Les câbles QED ont la particularité de proposer une signature sonore uniforme dans la gamme avec toujours un subtil plus supplémentaire d'un modèle à l'autre. Au delà de l'astuce marketing, cela apporte la possibilité intéressante d'une évolution dans une même logique de restitution/signature sonore.



Bâti sur un concept de spirale de 2 câbles de 2,5 mm² torsadés entre eux, chaque câble est constitué de 9 conducteurs en  cuivre désoxygéné plaqués argent. un écran métallique assure le blindage entre chaque câble de la torsade. Le diélectrique est est Polyéthylène (PE) comme à l'habitude.

Sa capacitance est de 76 pF/m et son inductance de 0.46 µH/m, deux valeurs assez faible à mettre au regard d'un câble YBA Glass par exemple.



Vu la complexité de la constitution du câble il est vivement recommandé de faire appel aux services du distributeur pour fournir les fiches bananes ou fourches prévues par la marque. D'une part celles-ci sont parfaitement adaptées en impédance pour fonctionner avec et sont serties à froid par un procédé breveté d'autre part.

A l'usage les prises Airloc aliées à la rigidité du câble de section totale de 16mm de diamètre sont difficile à gérer car elles ont tendance à se déserrer et sortir des borniers. Comme le corps de la banane est constitué de plusieurs lames, celles-ci ont tendance à se resserrer et doivent être écartées régulièrement.

L'écoute :

D'emblée ce qui frappe c'est la signature sonore caractéristiques QED qui tend à se faite oublier par sa toute relative transparence et matité.
La scène sonore reste relativement en retrait apportant profondeur et relief tout en conservant une largeur stéréo que je qualifierai d'intimiste par rapport aux prestations de certains autres de cette gamme. Cela dit, il faut savoir faire des concessions entre scène, détails et véracité, car à ce prix il est difficile de trouver un candidat parfait sur tous ces points.
Les détails sont traduits avec précision et du coup sa totale absence d'acidité et de brillance en fait un compagnon particulièrement agréable sur des électroniques un peu trop expansives ou aspetisées.
Les timbres conservent un naturel épuré, les cordes sont sèches, les vents brillent légèrement, les voix s'épandent avec aisance. Sans coloration superfétatoire, le Genesis Silver Spiral n'apporte pas énormément de micro-informations mais juste assez pour se satisfaire à l'écoute. Est-ce réellement un défaut ? Pas vraiment, car c'est un point commun à tous les câbles de la gamme qui conservent du même coup une musicalité hors pair sur de nombreux systèmes.

Parfaitement adapté à l'utilisation et au couplage à des électroniques un peu rondes, il pourra cependant également apporter une restitution agréable sur des électroniques un peu plus raides ou brillantes. Je pense notamment qu'il s'accommode parfaitement des électroniques Atoll un peu sèches ou Creek un peu brillantes.
De même il tempère parfaitement le tempérament des enceintes montantes ou fait chanter les enceintes un peu molles. Non dépourvu de coloration, il ne fait naturellement pas partie des câbles dits transparents, mais ces derniers sont au final réservé à des systèmes high end d'un niveau de qualité de restitution près du sans failles !