dimanche 28 février 2010

Densen DE Magic, CD de démagnétisation

S'il est accessoire audiophile ne coûtant que quelques euros et capable d'amener un gain sympathique à la restitution sonore de votre ensemble, ce sera celui là.


 Le principe proposé par Densen repose sur le fait que toutes les parties électroniques (résistances , condensateurs etc...) contiennent des particules magnétiques et en raison du sens de circulation du courant ceux-ci se chargent et s'orientent progressivement majoritairement dans un sens.

Avec un signal très particulier du type de celui proposé par la plage du CD, les particules chargées sont dépolarisées. Le signal très particulier est une sorte de bruit modulé de plusieurs fréquences de 3 minutes.

L'ensemble de la chaine de restitution électronique, y compris les câbles sur le trajet bénéficient de ce traitement.

La mise en évidence de l'effet "Densen" peut être réalisée très simplement. Pour ma part j'ai préparé un CD contenant 1 plage de musique audiophile bénéficiant d'une prise de son exemplaire, suivie d'une copie de la plage Densen DE et enfin à nouveau la même plage de musique. Ainsi sans rien toucher il est possible d'enchainer Musique, Densen DE, Musique.

A l'écoute la différence au démarrage de la plage est absolument évidente. Sans changer le timbre ni la disposition dans l'espace, l'ensemble semble plus détouré sur le medium, le voile et le phénomène légèrement physiologique sur le bas medium semblent s'être temporairement estompés, de même que l'extrême basse relativement touffue sur cette plage auparavant est assise et sansbavures.

Contrairement à ce qu'affirme la marque je n'ai noté aucune amélioration spectaculaire de la dynamique ni de la définition. La différence étant tout de même bien audible et allant dans le sens de l'optimisation, je conseille vivement son utilisation.

Il me semble nécessaire de renouveler l'opération de temps en temps, par exemple tous les mois ou avant une séance d'écoute longue.

Il semble malheureusement que le produit soit difficile à trouver à l'achat car il n'est plus référencé chez Densen, société Danoise dont le site se trouve ici. Plusieurs copies du CD circulent cependant sur Internet, à vous de décider...

mercredi 24 février 2010

Mise en phase des électroniques partie 2

La mise en phase des électroniques peut se faire également de manière plus analytique par mesure des courants de fuite.
Pour cette opération vous devez vous munir d’un voltmètre et le régler sur la position Courant Alternatif (AC) .Débranchez vos appareils et en commençant par l’amplificateur branchez sa prise de courant.
  1. À l’aide du voltmètre, connectez l’embase d’une des fiches RCA avec une extrémité et touchez l’autre de la main, relevez le voltage affiché.
  2. Retournez la prise d’alimentation. 
  3. À l’aide du voltmètre, connectez l’embase d’une des fiches RCA avec une extrémité et touchez l’autre de la main, relevez à nouveau le voltage affiché.
Comparez le voltage, l’appareil est en principe en phase lorsque le voltage affiché est le plus faible
Une fois l’amplificateur intégré mis en phase, sans relier le lecteur CD par un câble RCA à l’amplificateur intégré, branchez-le puis :
  1. À l’aide du voltmètre, connectez l’embase d’une des fiches RCA de l’amplificateur intégré avec une extrémité et l’autre sur l’embase d’une des fiches RCA du lecteur CD, relevez le voltage affiché.
  2. Retournez la prise d’alimentation. 
  3. À l’aide du voltmètre, connectez l’embase d’une des fiches RCA de l’amplificateur intégré avec une extrémité et l’autre sur l’embase d’une des fiches RCA du lecteur CD, relevez à nouveau le voltage affiché.
Comparez le voltage, le lecteur CD est en principe en phase lorsque le voltage affiché est le plus faible.

dimanche 14 février 2010

Changer son câble d'alimentation ?


L'univers audiophile à ce jour est constitué d'une multitude de constructeurs proposant aux consommateurs une grande variété de produits d'alimentation. 

Mon propos ne s'attachera pas à démontrer scientifiquement qu'une influence sur la restitution sonore existe en fonction des câbles utilisé mais vous invitera à faire votre propre expérience sur le sujet après avoir lu cet article qui se veut une réflexion ouverte sur le sujet.

Nombre de discussions sur le fait que quelques centimètres de câbles de qualité puisse jouer un rôle sur l'alimentation électrique des composants existent sans pour autant permettre d'affirmer qu'aucune influence n'existe.  Pourtant, tel un filtre, le câble secteur audiophile influence la manière dont le courant est distribué à l'alimentation de l'appareil. Il a été d'autre part constaté par certains que des équipements en coupure, tels que des barrettes secteurs filtrantes, influencent la dynamique de restitution et quelquefois voilent l'image stéréo.


Différentes théories relatives à la conduction électrique sont développées à ce sujet et notamment relatives au phénomènes électrostatiques, magnétiques et enfin aux spectres infrarouges.

Au delà des théories mises en avant, on constate que les produits les plus élaborés travaillent à réduire la présence de ces phénomènes par des "recettes de cuisine" inédites. Matières plastiques, teflon, air, soie, coton, pierres et cristaux de tout genre se mixent dans de savant mélanges pour au final un résultat plus ou moins réussi.

En matière de conductivité au fil des recherches, j'ai identifié  que les câbles semblant présenter la meilleure conductivité se présentait sous forme de structure monocristalline. Les cristaux longs qui de plus se présentent sous cette forme présentent des indices de conductivité supérieur à ceux du cuivre désoxygéné traditionnel.

La mécanique pour produire ce cuivre reste propriétaire selon les fabricants. On distingue cependant les stratégies de production. Furukawa par exemple propose des cuivres dont le niveau d'impureté est très bas (image du haut) :


D'autres stratégies permettent d'obtenir des conductivité record sans pertes et sont souvent combinées avec des types de cuivre plus traditionnels. Il s'agit du traitement par cryogénie. Le traitement par cryogénie apporte plusieurs améliorations au cuivre (voir le site copper.org) et notamment une meilleure conductivité qui peut être doublée par un traitement spécifique pour le rendre amagnétique (voir le procédé Alpha Furutech).

Cependant on peut s'interroger sur l'intérêt d'un tel traitement sur quelques cm de câbles en comparaison du reste de la chaine d'alimentation qui elle n'a aucun traitement. A première vue traiter ces quelques cm par rapport aux Km de câbles qui courent depuis les centrales vers nos habitations peut paraitre inutile... Pourtant les éléments traités semblent influence la restitution sonore et "nettoyer" le bruit en partie. Tout ceci me fait penser à un rôle de filtre en quelque sorte.

Ce qui peut en revanche avoir un effet non négligeable à première vue, c'est la protection que l'on offre au câble circulant à l'air libre. Exposé aux interférences, à l'électricité statique et aux champs magnétiques divers émis par les équipements à proximité, il s'accommode d'une bonne isolation. Pourvu que la sortie soit reconditionnée, le diélectrique a son importance puisqu'il protège plus ou moins efficacement le conducteur par la suite, tout comme le blindage qui vient éviter de capter du bruit d'alimentation complémentaire. De même si des appareils aux alimentations à découpage sont à proximité, utiliser un câble blindé peut souvent sauver la transmission numérique passant à proximité. De même une excellente barrette secteur (filtrante/conditionnante) peut agir en tant que filtre en quelque sorte.

L'utilisation de l'argent en placage sur les câbles permet en principe de réduire l'effet de peau et de conserver les hautes fréquences sans trop d'atténuations. Cependant, parlant d'une fréquence de 50Hz pour la modulation électrique, il est fort peu probable que l'argent ait un quelconque effet immédiat. Les  signaux à cette fréquence circulent plus vers le centre du câble que sur la périphérie. Pour avoir testé une longueur de câble Furutech en question, je n'ai pas noté d'amélioration notable par rapport à un bon modèle cuivre, pour tout dire, la prestation était même moins bonne.

Il existe également des fabricants expliquant que leur recette permet de linéariser le flux d'électrons dans le conducteur. Cette théorie me parait fantaisiste car les électrons ne sont pas canalisables et sautent sans cesse. Le seul cas connu pour linéariser des flots existant à l'heure actuelle est à ma connaissance via l'utilisation de supraconducteurs. Et leur utilisation suppose un environnement totalement différent de celui d'une installation électrique traditionnelle ! Quoi qu'il en soit, linéariser le flux apporterait quoi au juste ?...

A vrai dire, ces quelques cm de câble d'alimentation semblent influencer l'alimentation des appareils hifi. Serait-ce que la conception des alimentations de nos appareils audiophiles serait par essence sensible à la parfaite régulation du courant ? La réponse est sans doute simplement là. La différence audible d'un câble à l'autre, d'une prise à l'autre montre sans équivoque que le son change, en mieux ou en moins bien selon les appareils sur lesquels ils sont installés.

Si d'une manière générale le service offert par nos appareils électroniques courants se satisfait d'une alimentation polluée et non régulée, la restitution du son sur un ensemble analogique y semble particulièrement sensible pour peu que les équipements en question soient déjà d'une qualité d'expression assez importante. L'utilisation d'une chaine de traitement purement numérique ne semble pas non plus moins sensible à cet égard dans la mesure où le bruitage d'alimentation perturbe le fonctionnement des composants comme les horloges ou les filtres de suréchantillonnage.


En conclusion je dirai que le changement du câble d'alimentation de nos appareils électronique est une expérience à tenter. Sur chaque système le rendu peut varier, s'entendre ou pas selon sa finesse de restitution et son potentiel non exploité. Menez donc cette expérience par vous même et faites vous votre propre idée.

vendredi 5 février 2010

Bit perfect or not ? (suite)

Comme suite au précédent article comparant le contenu binaire des fichiers extraits, je me suis livré à une exploration complémentaire du contenu audio. Certaines personnes argumentant sur le fait que d'un logiciel à l'autre, il se pouvait qu'il y ait des variations dans la taille du silence en début et fin de piste, il faut donc vérifier.

J'ai donc repris le jeu de tests sous forme de fichier WAV et examiné le démarrage des pistes. L'écran suivant présente les pistes gauches itunes puis dbpoweramp, puis les pistes droites itunes puis dbpoweramp :


En premier lieu, il y a bien une différence entre les pistes qui peut passer inaperçu car le volume en db est infime, mais il y a une différence :


Ensuite, en regardant de très près, on observe également un peu plus loin dans l'échantillon :


Regardez attentivement, la crête de l'onde est légèrement moins grande sur dbpoweramp...

La différence de 80% de l'échantillon comparé de manière binaire (chunks) n'est donc pas uniquement le résultat d'une différence relative à une séquence de silence initial.