lundi 24 mai 2010

Composants utiles pour foobar 2000

S'il est boîte à outil plus complète à l'heure actuelle, je ne pense pas la connaitre. Autant la préversion souffrait de multiples problèmes de stabilité selon les plates-formes, autant cette dernière mouture se révèle plus véloce, performante et stable.


J'ai donc décidé d'y consacrer un article complémentaire afin de compléter l'approche audiophile par quelques liens utiles vers des composants essentiels tiers et intégrés :

 

En premier lieu, pour une meilleure intégration à Windows Seven que je conseille indiscutablement comme source de lecture audiophile en raison de son architecture audio optimisée, il existe un composant permettant d'intégrer la lecture dans l'explorateur et d'avoir accès aux fonctions essentielles lorsque le lecteur est réduit.


Ensuite, toujours du même éditeur, le composant permettant de gérer foobar à distance via la télécommande Remote intégrée au iPod Touch, à l'iPhone et à l'iPad (disponible en France à partir du 28 Mai 2010). Ce composant souffre toujours de petits bugs (R0.1.2.1 de Fev 2010), notamment à l'ajout de pistes pendant son exécution, il convient de fermer Remote (et quelquefois foobar) et de le relancer car la liste distribuée n'est plus cohérente.


Pour assurer une compatibilité de l'ensemble de sa bibliothèque à la fois avec le monde Apple (ALAC/AIFF) et le monde libre (FLAC), je conseille l'utilisation du composant permettant la lecture des formats Apple. Notez l'excellente compatibilité de ce composant qui est maintenant capable de lire les morceaux encodés en haute définition 24 bits.


Lorsque vous avez converti un fichier au format HDCD et qu'il n'a pas été directement mis sur 20 bits par votre logiciel de compression (par exemple dbPoweramp), vous pouvez tout de même profiter des informations complémentaire HDCD à l'aide de ce composant.


Indispensable dans le cadre d'une utilisation avec par exemple une clé USB Hiface, le composant offrant la possibilité équivalent à WaveRT intégré de Windows 7 est disponible sous le nom de Kernel Streaming.


Également indispensable sur Windows 7 ou Vista, le composant permettant d'utiliser l'interface WASAPI pour la lecture de la musique.

Pages des composants validés et officialisés avec foobar : composants
Page de téléchargement de foobar : téléchargement dernière version version
Page principale de Wintense : http://wintense.com/

dimanche 23 mai 2010

Câble de modulation YBA Diamond

YBA, société française d'origine récemment rachetée par Shanling, sur son haut de gamme, jouit d'une bonne réputation de produits audiophiles. L'ensemble de ses infrastructures et créations ont été déménagées, mais il subsiste quelques perles issues de la recherche et développement menées par Yves Bernard André du temps où il contrôlait la société. On trouve entre autre les câbles de sa conception. Le Diamond s'affiche clairement comme le haut de gamme chez YBA. On trouve également toujours à l'heure actuelle également le modèle Glass, moins abouti.

Le câble de modulation est réalisé dans la même sorte de câble utilisé à la fois pour les enceintes et également pour les câbles d'alimentation. Il est à noter que ces derniers ne sont plus commercialisés car ils ne répondent pas aux normes de sécurité CE imposées notamment par la présence d'un câblage de terre.

Il existe plusieurs séries de ce câble avec des connecteurs RCA différents, ceux que j'ai testé sont de la première série de facture, j'imagine que la différence avec les connecteurs plus récent est modeste pour ne pas dire inexistante.
Le câble est, tout comme pour le câble HP constitué de 12 fils en cuivre désoxygéné mono-brins organisés en torsades 3 par 3, puis isolés et blindés avant d'être torsadés 2 par 2. Le blindage contre les interférences extérieures est réalisé à l'aide d'une tresse en cuivre. Une gaine beige en diélectrique recouvre l'ensemble somme toute assez rigide. Chaque tresse utilise une géométrie relativement classique connue pour limiter les interférences entre les conducteurs utilisés. Chaque conducteur est en cuivre mono brin, rigide et couvert d'une gaine FEP rigide également. Ils semblent être chacun d'un diamètre de 0,6mm².

Les données affichées constructeur montrent une résistance de 0,01 Ohm/m et une capacité de 250 pF/m. Ces éléments ne sont pas particulièrement bon dans l'absolu par rapport à d'autres produits, mais prouvent au regard de la musicalité affichée que les mesures ne veulent à priori pas dire grand chose ...


La spécificité annoncée par le constructeur au regard des câbles est qu'ils sont étudiés pour fonctionner à longueurs fixes multiples de 1,23m. D'après YBA, cette longueur est optimale pour obtenir le meilleur résultat de reproduction. Les longueurs multiples de 1,23m peuvent être panachées selon la distance des enceintes à volonté. D'autre part le sens d'utilisation (Source -> Ampli intégré/préampli) est explicitement indiqué sur le diélectrique parune flèche (====>) et devra être respecté pour une meilleure performance.


Les prises RCA sont de bonne taille et s'emboitent bien sur les embases femelle du côté des électroniques. Elles sont aux dires du constructeur de très faible capacitance et résistance. Elles utilisent du cuivre désoxygéné pour conduire le signal et le téflon comme isolant. Un placage or termine de protéger la connexion de l'oxydation de surface. La conception de la prise RCA est dite mono corps afin d'assurer un contact direct et de meilleur qualité entre les conducteurs et la prise.   


L'écoute

Au premier abord, je suis surpris de la même sensation observée lors du test des câbles pour enceinte du même modèle. Ce câble a décidément une signature sonore fort reconnaissable à la première note ! La restitution apparait d'une parfaite finesse, focalisant l'attention sur des timbres emprunts de véracité. Le ton est juste, résolument neutre sans aucune mise en avant perceptible d'aucune sorte.
Le son délivré est pour ainsi dire excellent, difficile objectivement d'y trouver à redire, si ce n'est que cet excès de transparence pourrait bien mettre en exergue les défauts inhérents à de nombreuses électroniques peu conçues pour restituer la musique sans chaleur.

L'image stéréo est excellente, elle est équilibrée, les instruments sont parfaitement dissociés et, encore une fois, sans aucune projection. L'image se forme assez en retrait chassant l'impression de proximité excessive qui peut de temps à autre arriver sur d'autres câbleries.La largeur et la profondeur de restitution sont également généreuses et parfaitement convaincantes, les instruments à l'arrière plan sont fournis en détail et aération au même titre que ceux au premier plan.

Les timbres sont ultra réalistes sur les cuivres et instruments à vent, ici on ne parle plus de coloration mais d'un effort à semble-t-il laisser les timbres naturels s'exprimer sans aucune fioriture supplémentaire. On est ainsi dans la pure ligne des produits analytiques tel qu'ils peuvent être en vogue en ce début de vingt et unième siècle.

La reproduction des voix est plutôt neutre, ne mettant pas en avant une extrême rapidité comme sur les câbles Nordost par exemple, l'écoute s'assouplit, mais peut par moment manquer de l'extrême dynamique sur les forte que certain recherchent sur des électroniques de consommation courante. Là encore, c'est une question de goût et non un défaut de conception ou de quoi que ce soit d'autre, l'approche est à l'écoute naturelle, analytique et "posée". Personnellement je préfère réellement cette restitution racée à l'excès de rentre dedans qui au final est plus démonstrative que réaliste.

Les grandes formations sont très bien reproduites avec excellente lisibilité des jeux de masse. La reproduction est riche en détail, foisonne de micro-détails, les forte sont réalistes et la dynamique parfaitement satisfaisante. L'écoute à la longue ne s'est pas révélé particulièrement fatigante mais plutôt agréable, encore une fois l'impression qui s'en dégage est "naturel" et "retenue".Il semble que si quelque chose soit à incriminer à ce niveau c'est clairement l'électronique, l'alimentation ou les enceintes.
edition du 24/05/2010: il est à noter que l'aspect de retenue est à mettre au compte de l'alimentation car au final un nouveau test à l'aide d'une source mieux alimentée montre un épanouissement proche de la "perfection".


Au final, le câble de modulation Diamond est un câble au caractère non dominant. Les électroniques ont libre cours à leur expression. Il me semble qu'il s'associera plus volontiers avec des électroniques à tendance analytique, mais pourra également modérer par sa retenue toute relative, l'excès de fausse dynamique ou les notes de coloration de lecteurs marqués britaniques ou écossais.

Site du constructeur : Le site
Lien vers la description produit : Fiche produit
Où acheter en France :pour le moment la distribution est suspendue jusqu'à reprise par Shanling

mercredi 12 mai 2010

Câble HP Nordost Flat 2

Introduction

La société Nordost est une société américaine qui fabrique depuis la fin des années 90 des câbles pour l'industrie audio high end. Nordost bénéficie d'une excellente expérience dans le domaine, car il fabriquait et usinait déjà toute une gamme de produits pour l'industrie aérospatiale,militaire et l'industrie pharmaceutique.

Le Flat 2 :


Le câble pour Haut Parleurs proposé par Nordost est dans le même esprit que le reste des constructions de la marque, vous pouvez notamment retrouver mon article sur le modèle de la gamme du dessus Flat4 sur le blog ici. Membre de la série Flat Line la déclinaison Flat 2 propose une restitution également très naturelle à réserver à des équipements moyen de gamme.

Le Flat Line 2 se présente sous la forme de 2 conducteurs plats en cuivre désoxygénés. Les connecteurs sont constitués par des prises RCA Shotgun qui terminent le câble des deux côtés. Sur les modèles testés en câble nu, les prises n'étaient pas présentes :



Comme pour beaucoup d'autres câbles, le sens du câble (Source vers Préamplificateur) est indiqué par le constructeur. Il conviendra de respecter ce sens, sans pour autant que l'inversion ait à chaque coup un impact sur la restitution.

La gaine est constituée de plastique isolant à base de téflon (PTFE) dont l'ensemble est précisément calculé pour limiter interférences et l'effet de peau.

Nordost argumente souvent sur la vitesse de transmission de leur câble (90% de la vitesse de la lumière) proche de celle de la lumière, sans que cela ait je pense une incidence directe sur la performance du câble, mais renseigne sur son habilité à porter les variations de modulation avec célérité.

La capacitance est de 7pF/pied très faible, tout comme son inductance de 0.17µH/pied. Ces valeurs sont à mettre au regard des valeurs du Red Dawn et le Flat 4 qui affiche à une décimale près les mêmes caractéristiques globales.

Un des aspects notoires que j'aime à rappeler sur les câbles fabriqués par Nordost est leur grande habilité à transporter l'information avec transparence et à transcrire les messages avec rapidité. Les forte sont souvent reproduits avec majesté, les détail sont fins et réalistes toujours avec une parfaite lisibilité des chant et contre chants. Contrairement à ce que l'on pourrait penser de la section faible de ce type de câble, les extrémités du spectre sont parfaitement lisibles et généreuses de micro-informations.

A l'écoute on retrouve la même capacité à gérer le naturel avec une justesse excellente du medium et un délié agréable sur le haut du spectre. Le bas du spectre est ample, bien que moins détaillé que sur le Flat4. Les détails restent présent et le son peut être augmenté à souhait sans fatigue auditive que l'on peut constater sur certaines créations plus expressives. Notons que le médium est très légèrement extraverti et pourrait ne pas plaire sur certaines électroniques claires ou aux timbres aseptisées. Les grands ensembles sont bien traduits avec une relative précision et des micro-détails suffisamment réalistes pour permettent une reproduction réalite des instruments en fonction de leur position. Le timbre des cordes est naturel, quoique légèrement acide par moment. La même remarque peut être faite sur les cuivres qui sont toutefois comme sur le Flat4 sans exagérations.
Enfin, il faudra apporter un soin tout particulier au couplage lecteur et câble de modulation sous peine de voir certains défauts physiologiques ou crispations mis en évidence ...
La scène sonore est respectable, sans être des plus étendues possible. Mais tout est question de concession, d'autres marques font mieux dans ce domaine, mais probablement alors moins bien dans la véracité et la rapidité pour le même prix.

Le Nordost Flat2 est un câble que je conseille pour l'utilisation de systèmes un peu gras ou pataud, manquant de dynamique. Le Flat4 s'inscrit naturellement dans la continuité du Flat2 pour obtenir un résultat somme toute nettement supérieur en terme de matière et de naturel.

Le site du contructeur : Le Site
La fiche produit : Fiche produit Flat 2

mardi 11 mai 2010

M2Tech Hiface, les dessous d'une petite interface intelligente

Edition du 25 Mai 2010 : Ajout d'historique et d'éléments techniques supplémentaires.

L'interface audio HiFace est un produit audiophile conçu par la société M2TECH. Basé sur une idée de Pierre Bolduc rédacteur d'une revue audiophile suite à une conversation avec Marco Manunta, cette interface audio a été conçue dans le but primaire d'apporter plus de fluidité au message musical.

De taille relativement modeste sous forme d'une grande clé USB, le produit est vu et détecté par les ordinateurs sur lesquels il sera branché comme une carte son.


Acceptant des signaux audio de résolution de 16 bits allant jusqu'à 24 bits et 192KHz (44.1kHz, 48kHz, 88.2kHz, 96kHz, 176.4khZ, 192kHz ), il joue le rôle de convertisseur numérique vers S/PDIF en transformant le flux numérique issu du PCvia le port USB au format S/PDIF. le HiFace se substitue donc à tout lecteur (drive) afin d'alimenter un convertisseur numérique/analogique (DAC).

D'après M2Tech, le défaut des interfaces classiques de DACs couplés en USB est qu'ils utilisent l'horloge de l'ordinateur ou de la carte son (via un PLL - Phase-locked loop) comme référence de transfert à travers un mécanisme dit isochrone. Cette horloge est naturellement bruitée et n'est pas particulièrement optimisée pour le transfert audio, elle souffre en l'occurrence d'un grand niveau de gigue (jitter) responsable de la dégradation de qualité du flux audio. De plus les PLLs sont souvent seulement capable de générer des fréquences multiples d'entiers et par conséquent par exemple il est difficile d'obtenir à la fois pour 48KHz et 44.1KHz une référence commune. M2tech pour adresser ce problème, traite le flux de données de manière asynchrone et gère la stabilité du transfert non pas par PLL mais via deux oscillateurs à quartz très précis embarqués dans la clé. De ce fait le bruit de phase est également amélioré.

M2Tech a écarté la solution consistant à utiliser une connexion par fibre optique en argumentant sur le fait que le protocole Toslink limite la possibilité de contrôle du jitter pendant les phases de conversions optique/électrique et vice versa. Le convertisseur induit une instabilité supplémentaire de la transmission cadencée. Le jitter est par exemple également issu des chutes d'impédance au niveau de la connectique ainsi que des dérivations inhérentes au circuit de transmission lui même.

En dernier lieu, un étage de régulation de l'alimentation assure une stabilité du voltage en fonction de la température. Sur ce point M2tech annonce que les variations d'horloges très faibles de l'ordre de 2,5Hz par MHz contre 50Hz à 100Hz sur un lecteur CD courant. A 44.1KHz, la déviation d'horloge sera de 0,11Hz et de 0,48Hz à 192KHz. Sur un lecteur traditionnel ces chiffres sont de 2,2-4,4Hz à 44,1KHz et 9,6-19,2Hz à 192KHz.



Un pilote de périphérique propriétaire permet de coupler la clé USB au système (la page d'accès aux pilotes se trouve à la fin de l'article), ceci afin d'obtenir le maximum de transparence entre l'émission et la réception S/PDIF au travers l'interface USB.
Sur les ordinateurs sous Windows, plusieurs modes sont disponibles. L'interface est utilisable selon un niveau restitution croissant en qualité par : Direct Sound, WASAPI, Kernel Streaming. Il est à noter qu'une différence sensible à l'écoute est décelable entre les deux dernières interfaces dites "bit true" ou bit perfect (transmission sans pertes identique à la source). L'interface Direct Sound passant par le mélangeur de son (mixer) de Windows, un traitement y est systématiquement appliqué (double conversion entier/flottant et flottant/entier) et par conséquent le flux n'est pas garanti identique à celui émis à sa sortie.

Pour configurer le pilote avec foobar 2000 V1.0, sélectionnez le pilote comme suit :


Ensuite, sous Vista par exemple, rendez-vous dans le panneau de configuration Windows et sélectionnez l'option Son, dans l'onget Lecture, recherchez l'interface HiFace dans la liste, sélectionnez là puis cliquez sur le bouton Propriétés :


Ouvrez l'onglet Formats pris en charge et cochez tous les échantillonnages disponibles comme affiché ci-dessous. Cliquez ensuite sur OK plusieurs fois pour valider vos changements et fermez le panneau de configuration :


Il est également à noter que l'utilisation de ces pilotes consomme un peu de temps CPU, il faudra donc être attentif sur le modèle de PC ou Mac à utiliser. Les modèles ultra économiques à base de processeurs basse consommation risquent de ne pas convenir dans certains cas de figure à déterminer (musique à échantillonnage de plus de 48KHz).

Ecoutes :

Les essais réalisés se sont fait avec un équipement professionnel relativement neutre, transparent dont les mesures à l'étalonnage confirment la linéarité. Seule une légère atténuation est présente sur cet équipement dans l'extrême bas du spectre, mais qui n'a pu être réellement mise en évidence à l'écoute. une seconde écoute s'est faite à l'aide d'un DAC Naim et de son alimentation séparée XPS2.

Une comparaison entre la source HiFace, un lecteur Arcam CD72 utilisé en drive et un lecteur Atoll CD200 a été effectuée. Le second connu pour sa légère coloration du medium et sa sensation de "chair instrumentale", le dernier pour sa droiture et son excès de neutralité par moment, constituent une excellente base de repères. Notre test sera donc d'identifier la place du drive HiFace en comparaison de deux équipements connus pour leur musicalité audiophile aux philosophies opposées.

La première impression qui frappe est l'excellente résolution des informations transférées au convertisseur. On est en présence, une fois l'ordinateur source optimisé, d'une source d'une qualité excellente et l'on devine aisément après quelques heures d'écoute, que la limitation que l'on peut ressentir par moment vient pleinement du convertisseur numérique/analogique (DAC) qu'on lui a associé.

Quelques mesures effectuées avec un micro de mesure confirment l'extrême linéarité du dispositif en comparaison de l'interface USB à 24/192 intégrée du convertisseur utilisé. Si dans le bas du spectre, l'ensemble pourrait mériter d'être égalisé légèrement autour de 80-90Hz pour atteindre une meilleure linéarité, sur le reste du spectre, le résultat est extrêmement satisfaisant sans aucune intervention. Une écoute attentive permet de saisir le caractère neutre du dispositif, jouant tantôt avec brio les forte à la dynamique exacerbée, reprenant avec corps les coups de timbales ou, tour à tour, la douceur d'un romantique touché de piano et l'exubérance de l'archer sur les cordes d'un alto.

Le jeu de plages de test hautes définitions ont été téléchargés essentiellement sur Linn Record où l'on peut charger à la fois la version au format CD et HD.
L'écoute de plages HD à 24/96 ou 24/192 tout de go ne montrent pas une différence énorme à première écoute avec leurs petites soeurs à 16/44 bénéficiant d'un excellent niveau de prise de son et de mixage.

Seule une écoute attentive entre une version HD et 16/44 permet de mettre en évidence un équilibre général du mixage différent avec plus de détails discrets, un étagement des plans sonores sensiblement plus découpé et une scène sonore qui respire plus en largeur et en profondeur. Au final, on a le sentiment d'une restitution 16/44 légèrement plus projetée en avant sans pour autant offrir une réelle impression de compression.
On retrouve un peu les impressions relevées sur un SACD, la différence n'est donc pas si magistrale, proposant une restitution plus fouillée à l'image stéréo différente, je ne suis pas certain que sur un équipement moyen on puisse réellement en saisir toutes les subtilités.

Pour en revenir au HiFace, on distingue aisément la différence avec les lecteurs CD utilisés en source. On identifie aisément la coloration de la partie CD du lecteur Arcam offrant une musique moins désincarnée, plus présente et chaleureuse à la manière des électroniques britanniques que d'aucun qualifient par moment de caricaturale. L'interface USB du DAC une fois égalisée/linéarisée, offre à vrai dire à peu près le même style de restitution.
En comparaison, le lecteur Atoll offre un flux S/PDIF plus neutre mais qui peut paraitre désincarné et plus superficiel en matière de précision des plans sonores.
Le HiFace semble présenter une musique plus aérienne, déliée et neutre sans pour autant aspetiser les timbres ou offrir une restitution trop claire ou lissée. La lisibilité des chants et contre chants est absolument parfaite, il semble que le travail du convertisseur en aval permettra d'obtenir le style de restitution le plus plaisant à l'oreille de l'auditeur sans avoir à résoudre une difficile équation de compatibilité entre drive et convertisseurs tout deux très ou trop colorés.

Il est à noter que l'écoute égalisée de la source HiFace s'est révélée être moins qualitative au niveau des détails et de la justesse des timbres à contrario de l'interface USB du convertisseur qui elle s'en trouve littéralement transfigurée sans naturellement atteindre le niveau de restitution du HiFace en S/PDIF.

En complément une seconde session d'écoute à l'aide d'un DAC Naim et de son alimentation séparée XPS2 confirme l'excellence de la qualité de la source, où cet équipement d'une musicalité exceptionnelle arrive à faire transparaitre les moindres élans avec une fluidité et une rapidité exemplaire. C'est à ce niveau d'écoute que la différence saute réellement aux oreilles avec évidence, là où une écoute plus attentive doit être faite avec un Dac Naim seul ou même en comparaison avec un Atoll CD200. L'entrée USB  du DAC Naim s'est révélé moins performante proposant une musique plus tendue, retenue et quelque peu "distante". La scène sonore bien qu'ample et définie reste austère au niveau de la matière. A nouveau l'accès S/PDIF prouve sa performance par rapport à l'entrée USB qui pourtant accède à une simple clé et lit un fichier informatique...

Compatibilité:

Les tests que j'ai réalisé permettent de mettre en évidence la bonne compatibilité générale de l'interface M2Tech Hiface avec :
  • foobar 2000 V1.0 : en WASAPI la qualité de restitution est de quelques % moins bonne qu'en KS et par moment il y a des blanc de quelques millisecondes semble-t-il à imputer à une interruption du flux par un autre logiciel (à creuser car il s'agit d'un élément classique)
  • JRiver R14 : en WASAPI la qualité de restitution est à son maximum, j'ai l'impression que JRiver apporte une légère coloration et mise en avant du haut médium à la restitution par moment (pas sur tous les morceaux)
  • iTUNES 9.1 : flux passant par quicktime, sur Windows Vista pour profiter du WASAPI non disponible sur Seven 64 bits pour le moment. Le résultat est probant et se rapproche de celui de foobar V1.0. Difficile d'entendre une réelle différence avec les deux premiers lecteurs.
  • WMP 11 : en WASAPI la qualité de restitution est la moins bonne des trois sans pour autant être de nature rédhibitoire, pour une musique d'ambiance cela se révèle être largement suffisant
Quelques critiques : 
Vers Computeraudiophile.com
Vers 6moons.com

Les liens utiles : 
Le site du constructeur : http://www.m2tech.biz/products.html
Pour charger les derniers pilotes pour PC et Mac : http://www.m2tech.biz/download.html