mardi 31 décembre 2013

Le dernier jour de 2013

Bonjour à tous,

Nous voilà donc à l'orée d'une nouvelle année 2014 qui s'annonce prometteuse. L'année s'achève sur une baisse générale du marché de la haute-fidélité, qui traduit sans ambiguïté la contraction du pouvoir d'achat face à la crise persistante. Il faut par conséquent redoubler d'attention sur les matériels que l'on acquière. Votre confiance, sur les conseils dispensés cette année, me conforte dans l'idée de persévérer pour le plus grand plaisir musical de chacun. 

Des bancs d'essais, articles de fonds, mais également des tests d'accessoires plus poussés sont donc déjà au programme et j'espère que leur lecture vous apportera toute satisfaction. Comme à mon habitude, contrairement aux autres blogs et articles, j'irai au fond de chaque appareil ou accessoire. J'observerai de nouveaux protocoles de tests que j'ai mis au point et commencé à utiliser il y a 2 mois. Pourquoi de nouveaux protocoles me direz-vous ? Et bien, comme la technologie évolue et que les appareils s'améliorent, il faut sans cesse mettre des protocoles de tests en place pour mesurer et évaluer les différences avec mes étalons. 

Tous les tests que vous pouvez lire sur mon blog ou sur Stéréo Prestige & Image sont réalisés avec du matériel de grande qualité, avec des éléments issus des marques leader sur le marché. Les câbleries sont fixes et pour cause, inutile de changer tous les 2 mois sans perdre d'importants repères sur la dynamique et les timbres. Les éléments sont également fixes. 

Les évaluations des appareils numériques couvrent : 

- niveau de bruit d'alimentation de l'élément;
- résolution suggestive, présence des micro-informations;
- souffle ressenti, bruit de fond;
- timbres, harmoniques, véracité des instruments et des voix;
- dynamique, attaque de note, transitoires;
- étendue sonore largeur et profondeur;
- projection du premier plan;
- phase et inverse de phase;
- jitter déterministe, logiciel;
- gain de sortie RCA/XLR; 
- gain de sortie casque;
- niveau gauche et droit;
- alimentation en phase et inversée;
- influence du temps de chauffe;
- sensibilité à la câblerie modulation/numérique;
- interface utilisateur sur afficheur et boutons;
- nombre d'entrées et sorties;
- type et puissance de sortie d'amplification pour la classe D;
- qualité de la commande à distance;
- interfaçage réseau (filaire, sans fil);
- accès aux ressources (disque local, samba, dlna, airplay);
- fluidité de la lecture en réseau;
- support des formats de fichiers (flac, alac, m4a, aiff, ogg, mp3);
- fréquences d'échantillonnages;
- rang de travail 24/32/64 bits en interne;
- qualité et type de filtrage numérique;
- mécanisme anti-jitter;
- couplage USB (type, alimentation);
- couplage S/PDIF et notamment (RCA/BNC);
- couplage TosLink;
- couplage AES/EBU.

Je vous souhaite une bonne année 2014 et n'oubliez pas de profiter de la musique avant d'écouter le matériel !

vendredi 27 décembre 2013

L’étrange engouement pour les serveurs musicaux

En cette fin d’année 2013, la folie audiophile s’est emparée du marché. De plus en plus de lecteurs réseaux sous forme d’ordinateur « minimalisés » font leur apparition. La démonstration n’est plus à faire qu’il est pratiquement impossible de contrôler le comportement d’un système d’exploitation à destination du grand public de manière systématique. Les résultats diffèrent d’un ordinateur à l’autre selon ses composants, son alimentation, le système d’exploitation et également selon les applications installées.

Alors, tout comme les systèmes embarqués dans les lecteurs réseaux les plus sophistiqués, certains se sont inventés un système à base linux muni uniquement des périphériques utiles et d’une alimentation régulée. Comme je l’explique dans mes articles sur le PC Audiophile de 2009, l’alimentation pour ordinateur est génératrice de bruit. Par essence l’alimentation à découpage pour ordinateur  est mal filtrée. L’utilisation d’une alimentation externe mieux filtrée, amène très souvent un résultat proche de la qualité idéale d’alimentation sur batterie. Pour autant, l’alimentation n’est pas tout. La partie logicielle est également très impliquée dans le rendu. Si vous vous reportez à mon article sur le jitter logiciel de Stéréo Prestige de l’année dernière, vous pourrez constater que les optimisations du système d’exploitation apportent un plus, sans régler l’ensemble des soucis liés à l’aspect aléatoire de certaines exécutions de tâches. Les machines à base linux sont favorisées, car elles ont potentiellement plus de facilité à isoler des processus temps réel dans une exécution en parallélisme. Entendons-nous, un système Linux classique n’aura pas réellement plus d’avantages qu’un système Microsoft en mode console comme son édition Data Center par exemple. Seules les versions dont le noyau est temps réel peuvent apporter un réel plus. Et cela, uniquement si le logiciel de lecture et la couche audio gèrent explicitement le multitâches avec parallélisme.

Un petit appareil à base Linux n’est donc potentiellement pas meilleur qu’un ordinateur de bureau bien optimisé. Il sera certainement plus simple à mettre en œuvre, sans aborder le chapitre de l’optimisation Windows ou OS-X. De plus, le pourcentage statistique d’obtenir une lecture de qualité sur du matériel moyen de gamme, est au final excellent. Pour autant, la complexité liée au support des périphériques sur ce système, peut devenir un vrai casse-tête sans fin pour l’amateur non informaticien de souche, selon les DACs et les types de connexions réseaux.

Cette approche de la dématérialisation manque donc clairement de maturité et une version Linux temps réel, purement orientée sur la reproduction audio n’existe pour le moment qu’au travers de quelques tentatives. Mon avis est qu’il convient, au même titre qu’il y a deux ans, il fallait attendre la maturité des travaux sur Windows et OS-X, de patienter le temps que les moutures en cours de travaux atteignent un fonctionnement quasi-optimal et une simplicité à la portée du grand public pour la mise en œuvre.


mercredi 25 décembre 2013

La théorie des dominos



« Si l’aventure numérique devait être résumée, ce serait sans aucun doute par un jeu de dominos ». Comme je l’écrivais ce mois-ci dans Stéréo Prestige, chaque nouveau support vient ébranler les certitudes du précédent. Ce mois-ci, je reprends les caractéristiques du format utilisé à la base pour le SACD : le DSD ou plus précisément le DSDIFF.

En audio numérique, l’on s’invente en permanence de nouveaux formats de stockage toujours plus capacitifs. Depuis quelques générations, l’informatique a pris le pas sur les technologies audio ou vidéo numérique et les supports de stockages y progressent de plus en plus vite. En cette fin 2013, le Blue Ray apporte un confortable stockage d’information numérique de plus 25Go ou plus selon sa densité. C’est plus qu’amplement suffisant pour stocker les quelques 4Go d’une plage au format DSD ou même PCM 24 bits 192kHz.

Il faut donc s’inventer de nouveaux intérêts dans l’audio et c’est notamment l’occasion de redonner un coup de pouce au numérique haute définition par le Blue Ray Audio. Ce dernier dont je vous parlerai dans un numéro de Stéréo Prestige en début d’année 2014 est loin d’être une révolution, mais permet sans aucun doute un confort de stockage et d’écoute sur « galette format CD » comme jamais auparavant.

Image source PS-Audio.
Le Direct Stream Digital utilise une fréquence d’échantillonnage qui n’est pas choisie au hasard.
28224Hz correspond exactement à 64 x la fréquence de 44100Hz d’un CD.

Mais revenons aux technologies du numérique. La controverse sur la qualité des enregistrements effectués sur format DSDIFF est sujette à controverse. Pour être très honnête, je ne pense pas que l’on puisse réellement faire la part des choses, car les démonstrations techniques elles même prêtent à confusion. Ces dernières viennent de différentes sources fiables, dont les théories mises en avant sont mutuellement opposées. Certains démontrent à l’aide d’éléments techniques que l’avantage porté par la bande passante offre une meilleure structure des harmoniques et favorise les transitoires. D’autres démontrent que la distorsion dans le haut du spectre est rédhibitoire et que la dynamique manque de naturel du fait du codage.

une trame d'information DSD coupée et transféré en PCM

Lorsque l’on se penche sur le système de lecture du format DSD, peu de systèmes de conversion savent lire directement le format. En fait, la transmission depuis le transport vers le chipset de conversion passe par un système de découpage et d’assemblage qui g »nère lui-même un jitter logiciel conséquent. C’est le mécanisme du DoP. Reportez-vous à mon article sur le sujet dans Stéréo Prestige pour plus de précision.

Ma conviction est donc que ce format, au même titre que le FLAC ou l’ALAC nécessite un traitement et pas des moindres pour la reproduction. Il est transporté et saucissonné maladroitement en tranche dans des paquets de données PCM, puis réassemblé par le convertisseur. Le temps de traitement et la qualité du transport jouent donc plus que jamais selon les configurations.


samedi 21 décembre 2013

Blue Ray Audio

Voilà donc un nouveau sujet qui secoue la planète audiophile en cette période de noël. Cela fait trois bon mois que je travaille sur le sujet. Après avoir consulté l'historique de ce qui s'est dit sur le sujet, je me suis documenté et nous avons réuni chez Stéréo Prestige un ensemble d'éléments pour nous permettre d'évaluer le support dans d'excellentes conditions.

L'exercice n'est pas aussi facile qu'il n'y parait. Le support est relativement hermétique à la documentation technique, les logiciels d'encodage capable de générer du Blue Ray avec des pistes LPCM en haute définition ne sont pas pléthore non plus ! Nous avons donc réuni plusieurs exemplaires de BD Audio et un sampler réservé aux professionnels. A partir de ces éléments nous avons extraits les pistes, comparés leur contenu aux versions LP, CD et HD vendues sur le Net. Nous avons ensuite gravé notre propre BD Audio avec nos mastertings et réalisé plusieurs tests d'écoute à l'aide de lecteurs de salon et également du produit haut de gamme OPPO modifié par 3DLabs.

Le BD Audio est un support avant d'être un format puisqu'il stocke à hauteur de 25Go (sur un simple densité) d'informations. Il est donc potentiellement un excellent candidat à la lecture pour plusieurs raisons :
  • son temps d'accès est réduit par rapport à un CD, donc le jitter associé à la lecture est potentiellement moins important;
  • le stockage de l'audio se fait directement au format PCM et par conséquent aucune décompression n'est nécessaire; le flux délivré à la section numérique est donc lu et déposé sans traitement complémentaire.
Nous avons également bien intégré le fait que la vidéo n'était pas présente en parallèle de l'audio apportant un bénéfice supplémentaire puisque l'électronique dédiée au décodage temps réel d'images sollicite moins l'alimentation. Nous avons d'ailleurs réalisé le maximum d'écoutes TV éteinte pour ne pas ajouter avec la liaison hdmi d'antenne ou de boucle de masse supplémentaire. Car, il faut le dire, le DB Audio peut se piloter au même titre que le CD sans écran. Les exemplaires commerciaux offrent la possibilités de passer d'une piste audio à l'autre et de changer de qualité. Dans cette optique la TV est obligatoire, cependant si vous restez sur une lecture par défaut, à savoir en HD, tout devrait bien aller !

Enfin, précisons le, contrairement à ce que l'on peut lire, le LPCM stocké supporte le 24 bits 192kHz sans aucun soucis, même si les plages sont majoritairement en 96kHz.

Il ne vous reste plus qu'à découvrir ce que nous avons pensé du support, de la qualité des masters et de l'utilisation...Pour cela, comme mes travaux sur le sujet portent à leur fin, je vais donc être en mesure de publier début 2014 un article de fond sur le sujet. 

Rendez-vous à tous en 2014 pour lire l'article sur le BD Audio !


mercredi 18 décembre 2013

Bien choisir ses câbles d'enceinte

Dans l’article précédent je vous ai parlé des câbles, de leur utilisation et donné quelques pistes. Continuons donc cette discussion en abordant aujourd’hui le cas des câbles d’enceinte.
La sélection de câbles d’enceintes est beaucoup plus simple qu’il n’y parait. En premier lieu, je pense qu’il faut déjà réfléchir à la longueur qui est à installer. Si la longueur est supérieure à 5m ou dissymétrique sur une grande longueur, certains soucis peuvent apparaître. Si la longueur à utiliser est symétrique et de moins de 5m, la sélection sera sans aucun doute plus facile.
Le point de départ doit toujours se faire en utilisant une longueur de câble identique et dis de bas de gamme. Entendons-nous, bas de gamme ne signifie pas forcément que le résultat n’est pas plaisant à l’oreille, il signifie que certaines informations peuvent être masquées et potentiellement dénaturée (coloration, sensation de faux timbres, projection de la scène sonore, etc). Il n’y a donc pas réellement de mauvais câbles mais souvent de mauvais couplages ! En fonction de l’amplification et des enceintes, le résultat peut être plus ou moins réussi.  Des câbles bas de gamme sont par exemple une longueur de câble Ethernet où les 4 paires sont torsadées ensemble, du câble téléphonique ou du câble audio courant de supermarché à moins de 1€/mètre.
Si cela vous satisfait à l’oreille, inutile d’aller chercher plus loin !

Ensuite, si au bout d’un moment vous sentez une frustration, un manque, sentez que la restitution pourrait progresser, penchez-vous sur vos câbles d’enceintes. Les fortes sections contrairement à ce qu’on lit ne véhiculent pas mieux les basses fréquences, la géométrie générale et la composition des isolants influent tant sur le résultat qu’il convient plutôt que de lire les spécifications d’essayer tout simplement. Il existe des bons câbles professionnels qui font un excellent point de départ. Ces derniers sont étudiés pour être relativement droit et secs pour permettre le mastering (notamment dans le medium), car à moins d’avoir une oreille de Lynx, l’ingénieur studio entend rarement au-dessus de 15KHz quoi que ce soit. Les câbles à base d’argent sont souvent plus rapides en transport d’information et donnent une impression de plus grande vitesse à la musique. Plus fluide que le cuivre ils apportent un plus sur des enceintes molles ou des électroniques chaleureuses.

On ne répétera jamais assez que le mieux en termes d’épissure est aucune épissure du tout. Du coup, si vous avez des borniers vissants, utilisez-les de préférence avec le câble nu. Si c’est un détail, il a son importance car TOUTES les prises colorent le son. Les prises dorées semblent souvent assez neutres, mais l’argent et le rhodium par exemple apportent une modification sur le rendu dans quelques cas de figure. Par exemple, une enceinte qui serait équipée de borniers vissant au rhodium bénéficiera de l’utilisation de bananes du même type. C’est un contre-exemple qui au final généralise la règle selon laquelle deux métaux offrent une conduction uniforme dès lors qu’ils sont de même nature. Cuivre-Cuivre, Doré-Doré, Argent-Argent, etc…  Les caractéristiques intrinsèques des métaux et leur conduction diffère, du coup, les épissures en métaux différents peuvent introduire de potentiels changement dans les modulations du courant véhiculé. Sachant qu’il vaut mieux prévenir que guérir, respecter ces règles permet simplement de se prémunir de s’introduire des soucis supplémentaires.
On utilise souvent les câbles d’enceintes de marque pour renforcer ou supprimer certains désagréments. Par exemple, pour renforcer l’aspect chaleureux, on pourra se pencher sur des modèles de la marque QED, MPC ou encore Kimber Kable. Si au contraire on souhaite avoir une droiture sans exagération, on retiendra plutôt un constructeur français comme Esprit ou le japonais Oyaide. Pour donner un coup de peps à sa restitution en gardant une belle sonorité, on retiendra Nordost. En fait, selon le but à atteindre, on sélectionnera son câble en fonction. Il existe aucun assortiment d’électroniques totalement transparentes et neutres, toute combinaison induit un déséquilibre que les câbles compensent ou exagèrent.

 Je conclue donc aujourd’hui cette réflexion en vous invitant à réfléchir aux couplages et bien identifier le caractère de votre système. Après la sélection d’un câble d’enceinte qui apporte un plus à votre oreille n’en sera que plus facile. Réalisez-donc cet exercice, tentez d’identifier quelques qualificatifs sur la rapidité de la restitution, la coloration du bas, medium et haut du spectre, sur la scène en largeur et profondeur et enfin sur la sensation de proximité (légère projection ou retrait). Avec ces informations vous saurez comparer avec un autre câble si ces dernières diffèrent en mieux ou moins bien à votre oreille.


Bonnes écoutes, le prochain article abordera le sujet brûlant des câbles USB.

lundi 16 décembre 2013

Quels critère retenir pour choisir ses câbles

A de maintes occasions les gens me demandent quels sont les critères qu’il faut retenir pour sélectionner ses câbles et quels sont mes conseils en la matière. Tout d’abord il faut savoir qu’il existe en matière d’audio toutes sortes de câbles et que chacun répond à un besoin spécifique.

Les câbles de modulation véhiculent les signaux analogiques et servent à relier les sources ou le convertisseur au préamplificateur ou l’amplificateur intégré. Ils influent considérablement sur la restitution et s’il est une paire qu’il faut soigner c’est clairement celle-là. Sans une bonne association, peu importe la source et le reste de la chaine, le résultat sera toujours imparfait. Même à l’ère du numérique, il faut par conséquent bien réfléchir à cette association. En fonction des systèmes, certaines marques se marient mieux que d’autres, il n’y a aucune vérité absolu, la réalité est qu’il faut essayer et encore essayer…

Les câbles de liaison aux enceintes sont également importants, car ils véhiculent les variations précises qui permettent aux haut-parleurs de se déplacer et de reproduire avec précision les signaux modulés. L’expérience prouve également que d’une marque à l’autre, avec telle ou telle association d’enceinte, le résultat peut varier considérablement.

Les câbles numériques ensuite, même s’ils semblent moins sensibles en termes de construction, sont au final aussi sélectif que les câbles analogiques.

Les câbles S/PDIF coaxiaux offrent par exemple un panel très différent de colorations et de scène sonore selon les marques et modèles.

Les câbles optiques sont quant à eux moins sensibles, les câbles en fibre de verre sont par exemple très uniforme d’une marque à l’autre et souvent au-dessus des versions en fibre plastique.

Les câbles USB offrent ensuite une reproduction différente d’un modèle et d’une marque à l’autre. Moins marquée qu’avec le câble de modulation, la différence avec un câble USB est tout de même présente.

Les câbles symétriques qu’ils soient analogiques ou numériques (AES/EBU) se connectent avec une connectique XLR et autant dire que leur construction s’entend. La différence est même plus importante qu’avec les câbles asymétriques qui se connectent en RCA (modulation ou S/PDIF). La liaison symétrique étant plus sélective, lorsque son alimentation est réellement symétrisée et indépendante de la section asymétrique, elle apporte un indéniable plus. L’aération est supérieure, donnant une impression de lecture de la scène sonore plus complète. Lorsque l’alimentation est commune et dérivée par multiplication du voltage par exemple, le résultat est souvent décevant et la liaison asymétrique plus crédible.

Mes conseils (cela n’engage naturellement que moi)


Alors quel critère faut-il retenir pour sélectionner ses câbles ? Tout d’abord vous l’avez compris, cela dépend de quel câble ! Pour les HP, je conseille souvent d’opter pour des marques qui dispensent une musique franche et plutôt rapide, notamment si les enceintes sont plutôt molles. Alors Nordost, Wireworld ou toute fabrication à base argent et/ou ruban sont probablement  une meilleure option. Si les enceintes sont claires et montantes, il faut au contraire rester sur quelque chose de plus chaleureux pour éviter la crispation à l’écoute, voir à sélectionner de préférence une marque britannique (QED, Atlas) ou éventuellement du Cardas dont la coloration adaptée à B&W fait par exemple bon ménage. Si l’on recherche la neutralité, ou tout du moins la clarté et que l’on s’accorde aux défauts naturels de ses enceintes, on pourra retenir les marques françaises artisanales qui excellent à ce niveau (Esprit, Hifi Câble). L’utilisation de câbles professionnels est également une option. Plus délicate car ces câbles sont avant tout prévu pour l’utilisation avec des enceintes amplifiées et dans un environnement qui n’a rien à voir avec l’alimentation présente dans votre salon.

Il existe naturellement nombre d’autres acteurs que j’aurais pu citer (Jorma, MPC, Kimber, Supra, etc.), cela ne les exclut naturellement pas d’un éventuel achat !

Parlons donc aujourd’hui en détail des câbles de modulation et S/PDIF, nous aborderons les câbles d’enceinte et USB un autre jour.

Du côté des câbles de modulation j’aime conseiller un achat raisonné. Certains câbles, même si dans l’absolu ne sont pas d’une neutralité exemplaire, sont de bons câbles. Ils colorent la musique de manière agréable et apportent une sorte de crédibilité à des appareils, qui à la base n’en sont clairement pas pourvu ! Sur les petits appareils, qui montrent une certaine dureté numérique, les câbles Atlas par exemple font un travail remarquable d’équilibre, tout comme les QED. C’est un peu la force de la couleur Britannique, que de rendre justice aux équipements de moyen de gamme. Ensuite, en grimpant un peu, tout en étant raisonnable sur le budget, les câbles Supra font un excellent travail également. Une fois cette échelle franchie, les conseils sont bien délicats, car la sélectivité des appareils ne permet que peu de généralités ….

Du côté des câbles numériques, la technologie liée au S/PDIF impose une bonne isolation aux interférences. Mon achat raisonné en la matière et mon conseil se portent sur le Kimber DV-75. D’une bonne fidélité, sa coloration est agréable à l’oreille et favorise la spatialisation de la scène. Il a l’avantage d’exister en finition BNC, lorsque les équipements en sont pourvus, il apportera une meilleure image qu’avec les connexions RCA.



dimanche 15 décembre 2013

Banc d'essai - BMC PureDAC

Voici quelques photos en attendant l'article de Stéréo Prestige :


Vue générale de la machine, on note sur la gauche les fameux modules à base CC Tech de conversion voltage/courant. Adieu la boucle de contre réaction, bonjour la nouvelle technologie BMC !
On note également la présence de filtrage abondant avec des condensateurs à toutes les sauces en découplage et filtrage. En haut à gauche les 2 x 4 transistors MOSFET de 8A :


L'ensemble de la logique USB est isolée du reste du montage mais alimentée par l'appareil. Inutile d'investir dans une alimentation régulée externe. Le chipset XMOS est classique et sa mise en oeuvre également :


Un petit zoom mais sans détails sur la section numérique. En avant goût, un ESS Sabre en bas à gauche près de la section de traitement numérique et de la préamplification. Sous ce dernier les horloges dédiées à la conversion numérique PCM et DSD. A noter que le DSD est envoyé au PC via DOP :


En haut à gauche une des deux horloges, on aperçoit un morceau du Sabre en bas à gauche. Au centre une série de buffers/drivers :


Imposants les modules propriétaires de conversion courant/voltage. 4 au total, 2 par préamplificateur, totalement symétriques, ils permettent à la fois au casque et au préampli de fonctionner sans s'influencer l'un l'autre. On remarque les diodes rouges allumées pendant le fonctionnement qui brillent au travers du corps plastique. On note enfin les rangées de capas de découplage en batterie. Je dirai quelques mots sur la techno dans l'article papier :


Joli travail pour un assemblage chinois. Belle couleur jaune pour les 22000µF :)

A suivre le mois prochain sur l'édition papier !

samedi 14 décembre 2013

Test - ifi Audio Gemini Cable

I am not used to write quick reviews but sometimes product deserves it!


You might know about the English manufacturer ifi Audio, the spin off from AMR. Their engineering is pretty good with electronics and is now concentrating on accessories. Nowadays it is still possible to enhance a middle range class as products are getting more and more efficient? Manufacturers are delivering state of the art setups with top performance chipsets such as TI 1795 or Sabre ESS4399. Optimization becomes a headache and comes back to its roots: power supply and cables. AMR has understood the needs and as such an article cannot be sold for thousands of bucks, it was clever to separate this activity to target at the right market. Ifi Audio has the right answer for much situation where the end user gets a nice performing converter but a very harsh and noisy computer power supply setup. In many situations, the iUSBPower I have reviewed a few months ago is able to provide a good answer and offer a cleaner music to our ears.

As all the others, they are also providing with a range of USB cables. We all know about the importance of the USB cables in the transportation of the audio date regarding timing and quality of squared waves. The ideal cable is able to both separate power supply transport pair from the data pairs. It is also using shielding and insulation that correctly isolate data transportation from electromagnetic interferences.



With Gemini Cable, ifi Audio intends to answer to both of these constraints. The power supply is transported in a fully separated cable from the data. The small clips which are ceramic based are both separating cable at a fixed distance to avoid interferences, but also play a role as EMI filter because of their nature. Terminated with shielded aluminum plugs, all conditions are maximized to fight against external interaction.

We should note that because of its specific construction, it must be used with the iUBBPower supply.

I have carefully tested and used the cable for months with a lot of setups as I review a lot for French written press. My feeling regarding this cable is that, it is unfortunately not possible to use if with a standard setup. One must have the iUSBPower accessory to use it. The cable is a bit hard to setup as it is not as flexible as a regular one with the 3 small clips. The construction is therefore very good and there was no problem with it even if I mistreated it a few times with test!

To evaluate it, I compared it with a regular cable within the same price range from Wireworld (“Red” Starlight) and Supra USB. Wireworld starlight cables are a bit projecting medium, but tend to be neutral on high frequencies, even if they do not extend to infinite. Supra gets more linear, but do not extend as far as Wireworld in frequencies, they are also having a very nice medium tones and provides with rich harmonies in this area.
Gemini cable performed better than the others. Gemini demonstrated a more linear bandwidth with no projection sensation. Tonal output was in respect with the source characteristics (e.g. application on computer). Instruments neither appear too rich in color, neither lacking of body. Nevertheless, the bandwidth and the richness of micro-information were not as good as with next range of cables. This is therefore not a real revolution as I still think that 600€ cables are really having a step ahead when it comes to think at coupling a high end equipment.

In my opinion this is a good idea to purchase such a cable if you own an iUSBPower as for the price it will perform much better than a standard USB cable and also better than a standard good cable in its price range.