dimanche 27 avril 2014

Banc d'essai - Luxman P-700u

Inutile de vous le cacher plus longtemps, j'ai grandement apprécié l'écoute de cet amplification pour casque. D'une puissance sans limite et avec une bande passante réelle réellement étonnante, les mesures pour une fois ne mentent pas. Le niveau de bruit est réellement à un seuil d'inaudibilité et les petits signaux d'une précision extrêmes. Dépourvu de toute coloration comme les modèles à tubes, la spatialisation n'en pâtit pas pour autant, la scène est majestueuse et respectueuse du réel. 

Cela fait un moment que je n'avais pas écouté d'appareil de ce type. La classe A indispensable je trouve pour apporter la dynamique au casque sur un système a transistor est ici fort bien mise en oeuvre. On dit souvent que Luxman est en quelque sorte l'Accuphase "bon marché". Il est clair que le sus-cité à intérêt à réagir rapidement sur ce terrain, car manifestement, pour mettre la barre plus haut à coup d'appareil transistorisé, il va falloir déployer une certaine énergie...

Dans l'esprit des produits de la marque, le lettrage et le style sont identique aux autres produits. le P-700u est fini avec précision, notez les chanfreins et les tours d'entrées sur la façade. 


En interne, tout respire le haut de gamme, cuivre et câblage en l'air soigneusement attaché. On distingue le transfo réalisé sur mesure pour le produit :


discrètement installé en tête de circuit d'amplification des potentiomètres de réglage du voltage sont disposés pour permettre aux ingénieurs d'affiner les réglages au maximum d'un appareil à l'autre. On note également les nombreux relais et commutateurs de circuits présents, notamment sur les cartes en 3D :


Le soin apporté aux liaisons de façade est exemplaire, chaque soudure est protégée sous une gaine thermo individuelle.

La régulation et le filtrage en tête d'amplification :


Ici, on voit bien la symétrie et les 3 modules en 3D disposés sur les rampes d'amplifications :


Alimentation Luxman, même les capacités sont fabriquées sur cahier des chages :


Aux entrées lignes, les relais dispatchent les signaux individuellement :


Vue sur les  modules Luxman, les composants sont spécifiques, notamment le chipset recouvert d'une couche de cuivre pour l'isolation :


L'utilisation des montages en 3D est omniprésente :



lundi 14 avril 2014

Banc d'essai - Gato DIA 250

GATO AUDIO DIA-250, amplificateur-convertisseur intégré


Élégance et Design


Le constructeur danois est présent sur le marché du haut de gamme depuis 2009. Constituée de professionnels aguerris dans le domaine de la haute-fidélité audiophile, Gato débarque donc en France. Assez discret dans sa communication, le look de ses électroniques tranche considérablement avec le design traditionnel. Le DIA se décline en deux gammes, le 250 et le 400 qui présentent respectivement 250W et 400W de puissance. Ces amplifications à contrario de son AMP-150 en MOS-FET, sont entièrement en classe D. Pour autant à l’instar de produits comme chez NAD, l’amplification n’est pas numérique et reste classique. Cette implémentation de la classe D apporte l’énergie nécessaire à reproduire une musique rythmée et détaillée. 



Combinant à la fois un préamplificateur, blocs de puissances et convertisseur, nous avons noté que ce dernier repose sur ce qui se fait de mieux chez Burr Brown à l’heure actuelle.
Le DIA s’oppose donc sur son habillage à toute construction traditionnelle. Une forme arrondie, un plaque supérieure usinée et décorée sur mesure, des radiateurs courbés et élégants sur le côté sont autant d’atouts qui peuvent séduire. On ne pourra donc pas se plaindre du manque de « WAF », car l’appareil se veut donc résolument fait pour en imposer dans son salon ! Sur la façade épaisse d’aluminium brossé un bouton rotatif permet de gérer le volume. Sa télécommande offre également la sélection des sources et du volume. L’affichage est réparti des deux côtés du volume central, voilà qui est également très original !



A l’arrière de l’appareil nous trouvons deux jeux d’entrées en RCA pour des sources analogiques. La touche haut de gamme vient par la présence d’une paire de prises XLR pour connecter une source symétrique. Des prises asymétriques et symétriques analogiques en sortie sont également prévues pour aller attaquer des blocs de puissance externes. Les entrées disponibles sont classiques, coaxiale S/PDIF, fibre optique TosLink et USB 2.0 asynchrone pour ordinateur. 

La section numérique est isolée de l’amplification en classe D et du traitement analogique de préamplification. L’alimentation est d’ailleurs située sous un blindage métallique dédié à l’arrière de l’appareil. Gato est resté classique et utilise le montage sous licence BO de type Ice Power.  L’écoute de cet intégré nécessite une bonne chauffe pour qu’il s’exprime à plein. A froid, on pourra détecter une légère aseptisation des timbres qui s’estompe au fil de la montée en température. De plus, le volume linéaire peut à certain moment surprendre en comparaison du volume logarithmique traditionnel, il faut tourner le bouton quelque peu pour atteindre un niveau sonore confortable.
Sur des enceintes un peu molles, il faudra veiller à utiliser le modèle 400, le 250 montrant quelques difficultés à reproduire les transitoires à haute vitesse sous 70% du volume. Quoi qu’il en soit, l’intégré a du caractère, il est très rapide et dispense une image stéréophonique généreuse. Presque plus pêchu qu’un Naim 282 et sans sa coloration caricaturale, il a tout pour surprendre à ce niveau ! La scène sonore pour y revenir est généreuse, mais sans extraversion. Comme souvent sur les amplifications en classe D, le détail ne se perd pas dans une holographie suggestive de système à tube et reste respectueuse. Le progrès à ce niveau est manifeste même s’il est moins flatteur. J’ai notamment bien apprécié sa fermeté du bas du spectre et avec ses infragraves qui ne bavent pas. Le bas medium est légèrement aseptisé, apportant une écoute à la fois détaillée et riche mais pas chaude. Ce style n’a pour autant rien de décevant, il correspond à une esthétique sonore que d’aucuns apprécient. Sur le medium, les voix sont également riches et détaillées. Le délié instrumental est à tout moment agréable, sans heurts, tout en présentant une légère simplification si l’on compare aux ténors du haut de cette gamme. Ce caractère affirmé est complété très naturellement par une extension dans le haut du spectre sans agressivité. Le produit est mat et entend le rester. J’ai pu notamment observer sa très bonne lecture des octaves médianes au piano et des petites notes frappées qui souvent se noient sans harmoniques sur l’extrémité de la main droite.

Du côté des entrées, l’analogique offre des performances excellentes, avec un niveau de bruit minimal et un souci du détail qui fait presque pâlir le numérique. En S/PDIF, le couplage fonctionne également de manière uniforme, il est presque impossible de différentier l’analogique du S/PDIF. Et pourtant le traitement du signal est bien séparé. L’entrée USB présente, XMOS oblige une légère aseptisation complémentaire. Dommage, la sonorité analogique et S/PDIF était pourtant plus généreuse à mon oreille !

Synthèse


Le danois Gato est à mon avis trop discret en France. Bien distribué, le manque de publicité nuit à son expansion et notamment à faire connaître ses excellentes électroniques. Nous avions avec un ami découvert leur mise en œuvre au salon Haute Fidélité de l’hiver dernier avec un setup Fostex/wireworld. Le résultat nous avait séduit et ce nouvel essai en milieu domestique confirme la donne. Un excellent rapport qualité/prix pour du haut de gamme, des performances et une signature sonore affirmée, un look design. L’équation séduction est donc bien en place pour vous conseiller d’aller l’écouter.

Quelques données 


Origine Danemark
Prix public 3250 €
Puissance en sortie 250+250W sous 8 ohms
Réponse en fréquence 20 Hz-20 kHz - 0.5 dB
Ratio Signal/Bruit Plus de 110dB
Distorsion moins de 0.001% en sortie pré
Dimensions 32,5cm x 10.5cm x 42.0cm (LxHxP)
Poids 10kg
site web : http://gato-audio.com/dia-250.php


samedi 12 avril 2014

Banc d'essai - Digibit Aria


Dans la gamme des transports puristes très haut de gamme, Digibit entend bien se tailler sa place. Nous avons eu l'occasion d'échanger avec son patron, Juan Jose Perez à l'occasion de son passage à Paris. Au cours d'un long entretien, nous avons peu échanger des points de vue divers sur la dématérialisation et évoquer avec plaisir l'industrie des télécom que nous avons tous deux partagés pendant de longues années.

J'avais eu l'opportunité de tester il y a un mois l'intégration Aria dans l'Oppo BD-105EU dont vous retrouverez les éléments dans Haute Fidélité. Cette mouture m'avais semblé intéressante, bien que présentant quelques dysfonctionnement. Le logiciel a été depuis mis à jour et celui que nous avons reçu chez Stéréo Prestige & Image ce mois-ci est bien plus stable. Ne pouvant tapisser la revue d'images, je poste donc ici le complément de l'article sous forme de vues internes et de l'application.

Vue interne de l'appareil

L'organisation interne est claire, carte numérique isolée à l'arrière, alimentation sur le côté gauche près du disque dur et de la carte ordinateur que l'on voit ici en haut à gauche de l'image :


Un micro-ordinateur créé sur mesure, carte mini de facto, avec m-Sata et contrôleur RAID intégré, 3 ports USB utilisés, 1 vers la carte son, 2 vers le châssis à l'arrière :


L'alimentation à découpage cachée derrière son blindage peut être upgradée en version linéaire :


La carte son numérique est équipée d'une logique relativement courante, FPGA et transceiver USB pour la liaison vers la carte mère. On y trouve une dose de régulation et d'isolation galvanique près des sorties.


Sur cette vue on voit les composants en situation plus clairement et notamment les deux horloges pour gérer les multiplications de fréquences proprement :


Vue de l'application iPad


Une sélection par liste de lecture :


Style d'affichage en mode vignette, exemple avec les albums :


Sélection par liste étendue, on accède à plus d'informations sur les plages :


 Le mode de sélection par vignette à la racine du menu permet un choix par beaucoup de types de parcours de la bibliothèque :


 Le paramétrage du serveur est totalement géré depuis l'application, on voit ici les fonctions principales, la gestion du taux de compression pour le streaming, la langue et l'accès à la configuration des arborescences à parcourir :


On voit ici la vue montrant l'espace libre sur le stockage interne du serveur et les fonctions permettant l'ajout de musique depuis le réseau (copie vers le disque local ou référencement uniquement), copie de musique à partir d'un disque local branché sur les ports USB :


Parcours d'une arborescence sur un NAS réseau, l'ajout se fait et la bibliothèque s'enrichit en arrière plan sans intervention :


En zoom sur un album, la vue simplifiée montre juste les titres :


En zoom, la vue enrichie apporte plus d'informations comme le bitrate qui renseigne sur l'échantillonnage réel :

La vue par vignette n'apporte pas dans ce mode de grande amélioration, elle est à mon sens à éviter !


 Les listes de lectures se populent automatiquement pour noter les derniers ajouts, les éléments écoutés récemment, etc... :

En lecture de plage, on peut à l'aide d'un menu voir l'ensemble des plages de l'album en question et le noter (étoiles) :


Synthèse

L'Aria est une transport audiophile très haut de gamme. De conception originale en regroupant le meilleur de ce qui existe dans le monde du PC Audiophile, il propose une agrégation sous forme de bibliothèque unifiée entre disque local et réseau. Le son peut être dirigé, soit vers les sorties locales de la machine via ses sorties numériques, soit vers des lecteurs UPNP compatibles DLNA ou Airplay. L'Aria fait alors office de serveur de média et transcode le flux jusqu'à 320 kb/s vers le récepteur.

L'implémentation est d'une approche puriste, avec une alimentation à découpage qui peut être mise à jour vers une version linéaire (disponible fin Mai 2014), une section numérique sous forme d'une carte USB délivre un flux bit perfect à tout DAC disposant d'une entrée I²S, AES/EBU ou S/PDIF. L'ordinateur embarqué est construit sur cahier des charges, high end oblige ! La ventilation est absente du fait de la faible chauffe de l'ensemble et de la géométrie du châssis avec ses évacuations latérales et ses radiateurs en aluminium de 6mm. On peut tout au plus regretter l'absence de filtrage du bruit généré par le disque dur pour le stockage....

Le modèle de base tourne autour de 4000€ avec un stockage interne intégré de 1To. Pour environ 100€ de plus on peut avoir 2To, arrivé à ce prix, faut-il y réfléchir deux fois ?

vendredi 4 avril 2014

Focal Dimension, la révolution 5.1

Il faut l'avouer, ce n'est pas sur ce terrain précis que j'attendais spécialement Focal !


barre de son Focal


Après une entrée remarquée, avec certes un peu de retard, dans le monde du casque haut de gamme, Focal renouvelle l'innovation en apportant une nouvelle vue sur la barre de son 5.1. Pour l'occasion quelques produits phare sont exposés et les casques accessibles à l'écoute, il n'en fallait pas plus pour tenter votre serviteur ... 



Les casques



Revenons tout de même quelques instants sur les casques audiophiles de la marque. Pour l'occasion Gérard Chrétien déballe son arsenal de nouveaux modèles,


Spirit One S
Spirit One S et Studio. Je prends donc tout naturellement le temps d'écouter ces deux nouveaux modèles. Je garde en mémoire la belle définition du Spirit One pour les avoir découvert avec le kit Qobuz en son temps. J’ai également en mémoire  sa légère aseptisation et légèreté sur le bas-medium pour ne pas dire bas du spectre tout court. Ici, le Spirit One S, nouvelle mouture au look très proche dispense immédiatement une scène sonore mieux étalée et surtout mieux timbrée. Dans le medium ce dernier offre une coloration charnelle bien plus agréable. 



Fort heureusement j’ai toujours quelques clés et plages en haute définition ou ALAC chargées sur mon mobile. A l’aide de l’application Onkyo et du lecteur intégré, j’en profite pour effectuer une écoute rapide de plages en 88.2kHz et 96kHz. Le convertisseur embarqué sur mon lecteur portable a ses limites. Cela dit, il module les attaques de notes avec un beau délié et sans excès de coloration générale. Le bas du spectre a indéniablement gagné en élégance et présence, certes d’une manière plus placide qu'un Dr Beat, mais tout de même.


Il est temps de passer du modèle grand public à celui pour les professionnels. J’enfile donc ensuite le Sutdio profitant de la faible affluence étant arrivé volontairement en tout début de présentation. Là, les choses se mettent bien en place. La scène sonore légèrement floue offerte par le Spirit One S grand public, qui passe d’ailleurs inaperçue à l'oreille inexpérimentée, fait ici place nette à une belle linéarité. Le produit de monitoring est clairement conforme à l’annonce. Belle réussite que ce modèle qui à mon sens compose plus avec la douceur et la rigueur de l'enregistrement. Exit donc la coloration et l'accentuation du registre bas-medium, mais exit également la crispation observée sur les forte ou l'absence de micro-détails projeté ou fortement détourés.

Petit rappel, les Spirit One et Spirit One S en zoom : 

 
vue externe de la finition du modèle Spirit One S

vue externe du modèle Spirit One
et le modèle PRO - Studio

Barre de son 5.1, une expérience hors normes




Après cet agréable aperçu sur les casques, j'ai le plaisir d'échanger avec Gérard Chrétien, le patron de l'entreprise. L’homme est un passionné, cela se sent ! J'ai donc plaisir à échanger quelques idées et profiter des explications détaillées sur sa dernière réalisation. Pour ceux qui ne le savent pas, il participa en son temps aux revues de presse écrite, notamment à celle de l'Audiophile. Passionné de technologies, on sent son élan créatif s’exprime à plein au travers de son discours. D'ailleurs, son leadership impose le rythme à son staff, qui pour l’occasion, redouble d'énergie pour communiquer l’enthousiasme d’une entreprise innovante à l'assemblée des bloggeurs réunis pour l'occasion.

Revenons au produit. Je laisse à Henri-Pierre Penel d’Hifi-Vidéo le soin de vous détailler les tests d’écoute faits en labo, chose qu’il fait bien mieux que moi dans ce domaine à vrai dire. Je vais me concentre à vous en donner un bon aperçu général et un point de vue d'écoute.
Le produit réunit le meilleur de deux mondes, celui de la technologie home-cinéma, héritée pour l'occasion de la fusion de certaines activités en angleterre avec Naim, mais également d'une technologie de maîtrise du bon son.



L'originalité du système repose sur la mise en oeuvre de haut-parleurs large bande ultra-plats. La bande passante au dessus de 200Hz est d'une excellente linéarité et le couplage des amplifications de classe D au faible littrage de la barre suffit à fournit une énergie restituée impressionnante. Gérard ne tarit pas d'éloge sur sa trouvaille. Force est de constater que la linéarité de l'engin est impressionnante une fois piloté par les DSP embarqués corrigeant à la volée les phases et retard de voies pour faciliter l'expérience audio-vidéo. A contrario des implémentations traditionnelles, le dispositif ne prétend pas utiliser les murs de la pièce pour jouer des réflexions pour créer les effets surround. Le travail est entièrement réalisé par les DSP. Il faut dire que le système de haut-parleur à dôme inversé utilisé pour la voie centrale marque par son absence de directivité en procurant une expérience d'écoute très plausible.



Ce qui frappe d'emblée c'est l'excellente qualité de lisibilité du médium. Ce denier est exempt de toute coloration excessive. A cela vient s’ajouter un medium aigu sans sensation de crispation ni de projection. On notera tout au plus un manque de fluidité et de délié sur la musique que l’on ne trouvera que sur le matériel audiophile dont le coût est nettement plus élevé. Le système est cela dit réellement impressionnant, notamment renforcé par le caisson de basse prévu à cet effet. La coupure intervient dès 80Hz, le caisson prenant le relai avec une assise peu commune. Fort souvent, ces barres de son nous laissent à la rédaction un goût d'inachevé avec un brouillard sonore sans détails ni musicalité. Il faut dire que comparées aux enceintes audiophiles haut de gamme qui défilent il ne faut pas non plus être trop dur ! Mais là, je dois avouer que Focal a fait disons très fort. L'écoute de musique de concert n'a rien de désagréable, bien au contraire. Sans naturellement prétendre à un étagement d'enceintes de salon haut de gamme, l’expérience musicale est là. Sur les BD, les effets sont en place sans excès ou projection déplacée. La spatialisation virtuelle crée par les processeur semble bien maîtriser ce que les réflexions ne savent pas particulièrement faire….

Si vous avez l'occasion de passer à proximité d'un point de vente, n'hésitez pas à vous laisser tenter par une écoute, vous pourriez bien être surpris !

Pour plus d'information : http://www.focal.com/fr 

Voir la vidéo de présentation : https://www.youtube.com/watch?v=SiAjRtOMYr8